Chapitre 3 : Situation mondiale
Mille deux cent trente-deux étages plus bas, dans les rues de la ville les plantes recouvraient tout. La nature reprenait sa place à l’endroit même où quelques milliers d’années auparavant, les humains l’en avaient chassée. Les tours de milliers d’étages maintenaient le sol dans une obscurité presque permanente. Les rues étaient recouvertes de saleté et de terre dont des plantes se nourrissaient. Tous les rez-de-chaussée des bâtiments avaient leurs entrées murées et plus personne ne savait, ni ne s’intéressait, à ce qu’il pouvait se passer à l’extérieur. A quelques kilomètres des endroits où se trouvaient les côtes, lorsque les océans n’avaient pas encore diminués, de multiples carcasses de navires de toutes les époques qui avaient passé des siècles au fond des eaux étaient maintenant à l’air libre. Toute la planète avait totalement changé. Les grandes forêts millénaires avaient disparu depuis longtemps, brûlées par les hommes pour y mettre des cultures qui avaient été abandonnées après quelques récoltes, car le rendement n’était plus aussi intéressant qu’à la base. Ces zones étaient ensuite devenues, petit à petit, les unes après les autres, de nouveaux déserts.