Chapitre 66

Publié le par Charles

 

 

Léonard se rapprochait du mur détruit et vit que les corps d’Akira et du pilote étaient sous les gravats. Il appela immédiatement à l’aide, en commençant à enlever les morceaux qui recouvraient les deux hommes. Le mur qui avait été détruit n’était pas un mur épais, il n’était composé que de briques creuses très fines.

Lorsque Léonard et les personnes qui avaient commencé à l’aider eurent enlevé la plus grosse partie des décombres qui se trouvaient au-dessus des corps, ils purent alors voir que le pilote était dans un terrible état. Tout l’arrière de sa combinaison avait brûlé et avait fondu sur sa peau, la brûlant au plus haut degré. Des médecins furent appelés et arrivèrent rapidement d’un téléporteur se trouvant à quelques mètres de la piscine. Léonard leur demanda d’installer tout ce qui allait servir à les soigner de manière à être facilement déplaçable, car il allait devoir les emmener dans un autre endroit. Les lits comme les installations de soins qui furent donc utilisés étaient des modèles aérosupportés capables de bouger sans difficulté. Lorsque les médecins eurent terminé, ils expliquèrent à Léonard que les deux hommes avaient de nombreuses fractures, tout particulièrement le pilote, dont l’état était critique. Ils ajoutèrent que les brûlures de ce dernier étaient très sévères et que même s’ils avaient stabilisé son état pour le moment ils ne pouvaient pas promettre qu’il s’en sorte. Ensuite avant de s’en aller, ils demandèrent au leader du Renouveau de leur dire par quel téléporteur ils pourraient venir en cas d’urgence et faire les contrôles de l’état de leur patient. Léonard leur donna une adresse où ils pourraient aller, en leur disant qu’il y allait de ce pas et qu’il les autoriserait en arrivant. En effet Léonard Rei savait bien où il se trouvait, il avait reconnu l’endroit alors qu’il était dans les airs. Ils étaient dans une ville touristique du Nord de la France, dans la région du Pas-de-Calais, Le Touquet-Paris-Plage. C’était une des seules stations balnéaires de France qui avaient su s’adapter au départ des mers de leur côte. Contrairement à la majorité des villes qui en avait profité pour devenir de plus en plus grandes en suivant la mer qui se retirait toujours plus loin, le Touquet-Paris-Plage avait su garder une image de marque au fur et à mesure des siècles en refusant l’expansion et en remplaçant tout ce qui disparaissait. Ainsi lorsque la Manche avait disparu, de magnifiques et énormes mers artificielles avaient été posées par-dessus la plage originelle, permettant aux baigneurs de pouvoir comme autrefois aller dans l’eau tous les jours, tous les mois, ou simplement tous les ans. Les plus grandes personnalités de la planète y avaient une maison. Le fait d’avoir une résidence là-bas était intéressant, non pas seulement pour la position sociale que cela donnait, mais aussi parce que c’était une ville qui, en refusant l’expansion, était restée aussi agréable à vivre que des siècles plus tôt et où les gens sortaient encore dans les rues pour se promener et aller dans les divers magasins qui avaient subsisté. Chose totalement impensable dans la grande majorité des autres villes dont les rues, ou plutôt ce qui était des rues auparavant, ne voyaient jamais la lumière du jour à cause des tours immenses qui y avaient poussé pour faire face à l’augmentation de la population mondiale. Les personnes qui n’avaient pas la chance d’y avoir une propriété pouvaient néanmoins s’y téléporter par le grand téléporteur installé sur la place du marché. Des quotas de visiteurs quotidiens avaient néanmoins été installés pour ne pas surcharger la ville et qu’elle puisse garder son caractère magique et en dehors du temps.

Léonard n’était venu au Touquet qu’une seule fois auparavant, mais l’endroit l’avait marqué et en tombant au-dessus de la ville il avait tout de suite reconnu les mers artificielles, les tennis, les golfs, le centre équestre, le Westminster, l’Hermitage, la forêt et bien d’autres choses. Il y était venu moins d’un mois plus tôt et avait logé chez un des membres des Terres Bleues qui y vivait. Endroit vers lequel il se dirigeait maintenant. Abel Gonnet celui qui l’avait hébergé n’avait bien entendu aucun téléporteur chez lui en tant que Terre Bleue, mais il avait des voisins forts sympathiques qui eux en avaient un dans leur jardin. Léonard avait donné ce téléporteur-là aux médecins sachant que les voisins d’Abel accepteraient de l’aider. Léonard qui était parti de l’espace extérieur de l’Aqualud dans lequel il était atterri avait descendu la rue Saint Louis et était sur le point de traverser le boulevard Dalloz lorsque sa puce téléphonique lui annonça qu’il avait un appel.

    Allo dit-il.

 

Publicité

Publié dans Livre: Terre Bleue

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
un mélange de catastrophes qui fait comprendre que rien n'est catastrophique sinon l'idée que l'on s'en fait.Tu donnes un grand coup de pied dans ce qui est établi et à la place tu y mets du rêve.Avec toi c'est l'évasion totale,hors de ce que la sociète à fait de nous.Continue à" botter le c.." au monde ,ça lui fera les pieds....
Répondre