Chapitre 64
Thomas’ King se trouvait dans le hangar où étaient les téléporteurs qui avaient servi aux expériences d’Akira et de son équipe. Il contemplait l’étendue des dégâts. Apparemment pendant la nuit des hommes de la Galaxy Corporation seraient rentrés dans la base. Les images des caméras de surveillance montraient qu’ils avaient emprunté l’un des téléporteurs qui normalement n’aurait pas dû accepter de téléportation venant de l’extérieur. Thomas’ avait demandé au système de contrôle de lui montrer la dernière personne s’étant approchée du téléporteur par lequel les hommes étaient arrivés, mais ce dernier lui répondit que les images avaient été effacées à la demande d’un dirigeant de niveau 1. Chose qui était totalement impossible sachant qu’il n’y avait que trois personnes dans le Renouveau qui avaient un tel niveau : Léonard, Akira et lui-même.
Le leader des Terres Bleues et celui des ingénieurs n’étant pas dans la base au moment de l’intrusion, ne pouvaient bien évidemment pas être des traîtres. Thomas’ de son côté savait qu’il n’avait rien à voir là-dedans et espérait que lorsque son supérieur reviendrait, il ne douterait pas de lui en apprenant ce qu’il s’était passé apparemment avec l’aide d’un dirigeant de niveau un et qui a priori ne pouvait être que lui.
Les hommes qui étaient arrivés par le téléporteur avaient assassiné de manière très professionnelle plusieurs des gardes alentour. Ils avaient mis le feu dans des installations voisines pour occuper tout le monde, avant de retourner dans le hangar où ils avaient activé les téléportations de l’un des téléporteurs publics les plus grands. Ils s’en étaient servis pour voler les différents téléporteurs inactifs que possédait le Renouveau: celui de l’expérience des cent destructions à quatre-vingt dix-neuf pourcent, ceux des bateaux et ceux reconstitués après explosion. Il semblait qu’ils n’étaient absolument pas intéressés par le fait de récupérer les nombreuses autres machines qui se trouvaient dans le hangar et qui avaient été volées à la Galaxy Corporation par les Terres Bleues. Les hommes étaient ensuite allés dans les labos de biologie du Renouveau, paraissant connaître parfaitement le plan de la base. Ils s’étaient directement dirigés à l’endroit où les algues étaient conservées dans leur état d’origine et les avaient emmenées avec eux en s’en allant. Ils n’avaient pas pris le soin de désactiver les téléportations du téléporteur public qu’ils avaient utilisé ni celles de celui par lequel ils étaient venus.
Les premières personnes arrivées sur place avaient prévenu tout le monde et avaient bloqué toute téléportation venant de l’extérieur sur les deux téléporteurs qui avaient été utilisés pour être sûrs qu’ils ne reviennent pas. Il fut alors possible de voir que les dernières téléportations entrantes et sortantes de ces deux téléporteurs avaient été faites vers des locaux de la Galaxy Corporation. Malheureusement les forces de Dubaï ne pouvaient rien faire, et la police internationale était aux mains de la compagnie. De toute façon comment le Renouveau aurait pu se plaindre de se faire voler quelque chose qu’eux-mêmes avaient dérobé auparavant.
Thomas’ décida d’aller voir Hitomi Toriyama. Lorsqu’il arriva dans le labo de cette dernière, il la vit seule assise sur une chaise en train de regarder par Terre.
― Vous allez bien ? demanda-t-il.
― Moi je vais bien, par contre mes recherches sont perdues. Toutes les algues qui étaient à l’air libre ou dans de l’eau sont mortes et celles qui nous restaient que nous avions conservées, ont été volées.
Thomas’ King ne savait pas quoi lui répondre. Il comprenait parfaitement le dépit de la chercheuse, lui-même était écœuré par ce qu’il s’était passé. Non seulement on leur avait volé leurs principaux sujets et résultats d’expérience, mais en plus un traître était parmi eux, traître, qui plus est, cherchait à lui faire tout retomber dessus.
Le bras droit de Léonard avait attendu le retour de celui-ci pour lui annoncer la nouvelle, mais constatant que son supérieur ne revenait pas, il décida de l’appeler. Il mit la main à son oreille en sortant du laboratoire et dit « Léonard Rei ».