Chapitre 47: Le départ de Paméla’
Paméla’, qui avait demandé à son frère de la suivre, alla dans sa chambre en passant par la porte. Arthur’ ne comprenait pas pourquoi sa sœur n’acceptait pas le progrès et l’économie de temps que représentait le fait de prendre le téléporteur du salon pour aller dans sa chambre, au lieu de marcher. Paméla’ appela sa valise qui arriva par son téléporteur et lui dit de prendre tous ses vêtements.
― Tu déménages ? demanda son frère surpris.
― Oui, je pars vivre à Dubaï.
― Quoi ? dans ce pays de retardés qui veulent vivre à l’énergie solaire ?
― Lorsque j’y serai installée tu devrais venir me voir, c’est vraiment très joli et très agréable là-bas. Tu n’imagines pas comme l’air peut-y être pur !
― Mais qu’est-ce que tu vas faire là-bas ?
― Tiens justement, il faudrait que tu me rendes un service.
― Quoi donc ?
― Je voudrais que tu donnes cette lettre à Alberto D’Alino en main propre.
― Tu ne devais pas me passer les messages par téléporteur, et pas en main propre ? demanda Arthur’.
― Si, mais il y a eu un changement de plan, je quitte les Grands Océans. Ce que tu vas lui remettre est ma lettre de démission.
― Vraiment ? Est-ce que ça veut dire que tu as arrêté d’être contre les téléporteurs ? demanda son frère, si c’est le cas j’invite tout le monde au restaurant ce soir !
― Non je regrette, tu n’inviteras personne, je suis plus que jamais contre les téléporteurs et si je donne ma démission aux Grands Océans, c’est parce que j’ai décidé de rejoindre le Renouveau.
― Quoi ? Mais ça va pas la tête ? qu’est-ce que tu vas faire avec ces tarés ?
― Ils ne sont pas comme les médias les décrivent. Viens me rendre visite dans quelques semaines avec Papa et Maman et vous verrez par vous-même.
― Mais tu ne peux pas faire ça ! dit son frère.
― Si je le peux et je le fais. Je suis libre de mes décisions.
― C’est pour ça que tu vas à Dubaï et que tu prends tes affaires, tu ne prendras plus jamais de téléporteur de toute ta vie ?
― Oui.
― Mais alors on ne se reverra jamais ?
― Bien sûr que si, d’abord vous êtes libres de venir me voir à Dubaï, je vais vivre en dehors des installations du Renouveau, je peux donc recevoir des visites de personnes qui ne sont pas de leur mouvement sans problème et puis ils vont m’apprendre à conduire des aérovoitures.
― Ces vieux trucs pourris… celle de Patrice Jik vient d’exploser… en plus tu vas mettre plusieurs heures en partant de Dubaï pour nous rejoindre à Munich. Alors que tu pourrais le faire en un flash avec un téléporteur.
― Ne me fatigue pas, ma décision est prise.
Paméla’ attendit que son père et que sa mère revinrent de leur travail respectif pour leur expliquer son choix et leur dire au revoir. Elle insista bien sur le fait qu’ils pouvaient venir la voir quand ils voulaient, ou l’appeler par puce téléphonique. Lorsqu’elle s’en alla, elle rappela à son frère de bien donner sa lettre de démission aux Grands Océans.