Chapitre 16: Contact

Publié le par Charles

 

Paméla’ venait de rentrer chez elle, en arrivant, elle avait vu son frère surexcité en train de montrer à leurs parents ce qu’il appelait « son cadeau ». Il avait fait installer un téléporteur dans chacune des pièces de l’appartement. L’idée n’avait pas du tout plu à la membre des Grands Océans, car avoir davantage de téléporteurs ne pouvait qu’entraîner plus de transports et donc plus de perte d’eau pour la planète. Mais elle savait bien que son frère ne pensait pas à ce genre de choses. Et comme ses parents avaient l’air ravis de l’idée d’Arthur’, elle préféra ne pas faire de scène et simplement ne rien dire.

Monsieur et Madame Maier avaient dit à leurs enfants de se préparer pour sortir le soir, car ils allaient les inviter au restaurant pour fêter cela. Paméla’ décida de prendre une douche pour se décontracter de sa dure journée. Les douches de son appartement avaient une pression remarquable, car elles utilisaient le nouvel ensemble pompe-filtre-recycleur que son frère avait fait installer partout dans la maison quelques mois plus tôt.

Alors qu’elle évacuait un peu de son stress avec l’eau qui fouettait son corps, elle se demandait comment elle pourrait revoir Léonard. Depuis la réunion, elle avait beaucoup pensé à lui et malgré le fait qu’il avait à peu près l’âge de son père, elle se sentait attirée par cet homme, bien qu’elle n’osait pas encore totalement se l’avouer.

Ensuite elle ferma l’eau, se sécha et se mit à la recherche de son sac à main pour y prendre son maquillage. Elle mit sa main sur son oreille, « Maman ».

    Oui ? entendit-elle après quelques courtes secondes d’attente.

    Tu ne sais pas où j’ai pu mettre mon sac à main, j’en ai besoin pour me maquiller.

    Non je ne l’ai pas vu, si tu veux je te prête mon maquilleur.

En parlant avec sa mère Paméla’ continuait de chercher son sac dans sa chambre, elle regarda tout autour du tube de douche qui se trouvait dans un coin de la pièce, puis autour du lit et le trouva finalement en dessous de celui-ci. Le sac était tombé et avait fait un petit rebond pour arriver sous le lit. Elle dû se mettre à quatre pattes en gardant une main sur son oreille pour le ramasser. Elle regretta pendant un cours instant de ne pas avoir un aérolit comme avaient ses grands-parents, elle aurait pu le faire léviter jusqu’au plafond pour ramasser facilement son sac.

    C’est bon Maman, je l’ai trouvé. Merci. Je me prépare et j’arrive.

    Très bien.

Paméla’ était contente d’avoir retrouvé son sac, pouvant ainsi utiliser son maquillage personnel, qui était celui à la mode que l’on se mettait soi-même sur le visage. Les maquilleurs automatiques, comme ceux qu’utilisait sa mère, étaient plus pratiques mais vraiment passés de mode. Elle l’ouvrit et mit sa main à l’intérieur à la recherche de ses ustensiles. Une pointe lui piqua alors doucement l’index, elle prit entre deux doigts le carton qu’elle venait de sentir et le sortit du sac pour le regarder. Il s’agissait d’une petite carte.

    Qu’est-ce que c’est que ça ? se demanda-t-elle en la retournant.

Elle pu alors lire le recto et voir qu’il s’agissait de la carte de visite de Thomas’ King, l’assistant de Léonard Rei. Elle eut envie de l’appeler tout de suite, mais en y repensant, elle préféra attendre le lendemain, sachant qu’elle allait partir d’une minute à l’autre au restaurant. Elle alla choisir les habits qu’elle allait se mettre et se maquilla tout en se demandant comment la carte de Thomas’ King avait pu arriver dans son sac. Elle se souvint alors du moment où il l’avait poussée vers Alberto’ D’Alino en lui disant de retourner parmi les siens.

Une fois prête elle alla dans le salon en passant par la porte. Le reste de sa famille l’y attendait déjà.

    Pourquoi tu n’as pas utilisé le téléporteur pour venir au salon ? demanda son frère aîné d’un air déçu.

    Bah tu sais, il me faudra un peu de temps pour m’y habituer, je n’y ai même pas pensé, mentit Paméla’.

    Allons-y, dit le père de famille.

Hans’, Olga’, Arthur’ et Paméla’ Maier se dirigèrent vers le téléporteur du salon à tour de rôle, pour se rendre au restaurant où ils avaient choisi de se rendre.

Bien que contre ces machines, à cause de ce qu’elles faisaient à la planète, et quoiqu’étant une membre très active des Grands Océans, Paméla’ était obligée d’y avoir recours, car elles étaient arrivées dans sa vie alors qu’elle n’avait que trois ans et étaient les seuls moyens d’accès à l’appartement de ses parents dont la porte d’entrée était murée.

Pendant toute la soirée Paméla’ ne cessa de se demander pour quelle raison Thomas’ lui avait mis sa carte dans son sac.
 
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Publié dans Livre: Terre Bleue

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