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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 06:34

Bonjour à tous!

 

Il n'y a pas longtemps de cela, j'ai appris à faire du ciment !

Je n'aurais jamais cru que cela était aussi facile à faire!

 

Voilà la recette, pour un ciment classique qui peut servir à combler toutes sortes de trous:

1 dose de ciment

2 doses de sable


Tout cela dans un seau, on mélange en mettant doucement de l'eau jusqu'à avoir la consistance que l'on recherche. (Que cela ne soit pas trop liquide, et que cela reste bien pâteux si on veut le mettre sur un mur).

 

Si l'on veut faire une pierre synthétique qui ne pourra être cassé qu'à la masse, on peut ajouter de la chaux au mélange.

 

Bonne chance et n'hésiter pas à me poser des questions

 

BRE2

Par Charles - Publié dans : Généralités - Communauté : Les manuscrits volants
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 17:40

 

Magni et les autres géants de glaces attendaient le retour de Victoire’ qui était partie cinquante minutes plus tôt.

    Que faisons-nous, si elle ne revient pas ? demanda l’un d’entre eux.

    Nous trouverons un autre moyen, répondit Magni.

Les géants avait pris Victoire’ au mot et allaient considérer qu’elle ne reviendrait jamais si elle n’était pas là exactement une heure après son départ. Beaucoup d’entre eux étaient persuadés qu’elle ne reviendrait jamais de toute façon puisque son corps avait été détruit devant leurs yeux.

    Regardez, cria un géant, dans le ciel !

Magni tourna la tête dans la direction qui avait été indiquée et vit des milliers de petits points noirs dans les airs.

    On dirait que ça vient dans notre direction, dit-il.

La horde de géants regarda s’approcher ces points noirs qui devenaient de plus en plus gros.

    Ce ne sont pas des oiseaux, dit le géant qui avait porté Victoire’.

En cinq minutes les aérochars étaient à leur niveau se déplaçant de manière à les entourer, tout en gardant une bonne hauteur de sécurité.

    Le démon nous a menti, elle est allée chercher ces choses, elle n’a jamais voulu nous aider, dit un des géants.

Une voix d’homme venant des véhicules volant se fit entendre, sans que les géants n’arrivent à identifier d’où venait réellement cette voix.

    Nous savons que vous avez une otage. Si vous ne la relâchez pas tout de suite nous allons faire feu.

    Nous ne vous craignons pas, monstres de métal. Allez-vous en avant de recevoir notre courroux.

Lune’, Maria-Fernanda’, Arthur’ et Wilhelm’ se regardèrent.

    Que faisons-nous ? demanda Wilhelm’.

    Je ne vois pas d’humains avec eux, fit remarquer Arthur’.

    J’espère qu’ils ne lui ont pas fait du mal, dit Maria-Fernanda’.

    Ils l’ont peut-être mangée, dit Lune’.

Maria-Fernanda’ fut horrifiée par une telle idée. L’image du corps de la conservatrice déchiré par les dents de glace de ces choses la révulsait.

    Je n’arrive pas à croire qu’ils soient réels, dit Arthur’, nous devrions essayer de parler avec eux et savoir ce qu’ils veulent.

    Non on va leur taper dessus, dit Lune’ en regardant Wilhelm’.

    Mais ils n’ont rien fait contre nous, ils n’ont même pas encore répondu, dit Arthur’.

    Ma sœur m’a dit que pour régler les choses avec les géants il faut leur taper dessus, si elle l’a dit c’est que c’est vrai.

    Bien compris, dit Wilhelm’ avant de se téléporter dans le char de commande, laissant Arthur’ désespéré de ne plus rien pouvoir faire.

Wilhelm’ après s’être téléporté ordonna l’assaut. La première ligne de chars tira au canon désintégrant.

Magni au sol vit comment des centaines de ses frères se firent transpercer par des rayons de lumière.

    Protégez-vous ! cria-t-il.

Tous les géants levèrent un bras en direction des machines et créèrent d’énormes boucliers de glace. Ceux qui avaient été touchés par la première vague de tirs de canons désintégrants mais dont les os n’avaient pas été atteints, se reconstituèrent rapidement et se protégèrent comme les autres.

Une deuxième vague de tir se fit et les boucliers des géants furent troués par les rayons désintégrants qui touchèrent plusieurs d’entre eux. Mais le fait d’avoir percé d’abord le bouclier de glace si dense avait diminué la puissance des rayons qui touchaient les corps des géants et ces derniers purent tous se reconstituer ainsi que leur bouclier.

    Les géants semblent avoir trouvé un moyen de se protéger, dit un lieutenant de Wilhelm’.

    Intensifiez les tirs, répondit le Général.

Les milliers de machines de guerre se mirent à tirer à répétition. Les géants recevaient de plein fouet l’attaque de l’armée de la Galaxy Corporation. Ils subissaient beaucoup de dégâts. Ceux qui n’avaient pas le temps de reconstituer leur bouclier entre deux coups de rayon désintégrateur tombaient inanimés sur le sol lorsque leurs os avaient été atteints et commençaient à fondre.

    Combien de temps reste-il ? demanda un géant à Magni.

    Il reste trois minutes, nous devons tenir.

    Et si elle ne revient pas ?

Magni ne répondit pas tout de suite à cette dernière question. Il concentra toutes ses forces pour faire sortir un pic de glace de sa main libre alors qu’il maintenait le bouclier de l’autre. Puis en jetant le pic comme une lance sur l’un des engins il cria :

    Si ce n’est pas le cas nous affronterons nos ennemis et mourront comme des géants de glace !

La machine fut transpercée par le pic de glace de plusieurs mètres qu’il avait lancé et tous les autres géants hurlèrent « S’il le faut nous mourrons, mais comme des géants de glace ! »

Plusieurs d’entre eux commencèrent à faire des pics et à les lancer sur les véhicules mais étant moins doués que Magni en faisant cela ils avaient diminué la résistance de leur bouclier et plusieurs furent transpercés, réussissant néanmoins à détruire quelques véhicules avant de disparaître.

Lune’ et ses acolytes avait prit un peu de recul depuis que les géants commençaient à riposter.

    Regardez ! dit Maria-Fernanda’, sur le téléporteur, quelqu’un vient d’arriver.

Elle regarda bien et continua,

    Je crois que ça pourrait être la conservatrice, dit-elle, on dirait qu’elle a quelque chose à côté d’elle. Vous devez leur dire de ne pas lui tirer dessus.

Lune’ appela le général pour lui dire de faire attention de ne pas toucher la dame qui venait d’arriver.

Magni lorsqu’il vit la tête de Bolthorn sur le téléporteur appela les trois autres géants qui avaient pris les ossements de celui-ci. Ils les déposèrent tous en un monticule à côté de la tête. Puis commencèrent sans se contrôler les manipulations nécessaires à la résurrection de leur chef, baissant toute leur défense. Les autres géants voyant cela se regroupèrent en essayant de les protéger des tirs qu’ils essuyaient.

    Que ce passe-t-il ici, demanda Victoire’ ne comprenant rien à la situation.

    Qui es-tu démon ? demanda un des géants.

    Vous n’allez pas recommencer avec ça, dit-elle, je viens de vous ramener la tête que vous vouliez et je m’appelle Victoire Beuffée.

    C’est vrai que tu lui ressembles, mais nous pouvons sentir que ce n’est pas toi, dit le géant.

    Laisse-la et concentre-toi, dit Magni. Je la crois moi, elle est revenue avec la tête. Je crois que c’est leur machine qui nous donne cette sensation d’aberration née du vide, je la ressens même dans la tête de Bolthorn, je ne sais pas si nous pourrons le faire revenir.

Victoire’ vit le squelette s’assembler et se relever tout seul, même tous les fragments des jambes s’étaient ordonnés parfaitement tous seuls à leur place. Ensuite il se couvrit d’une couche de glace violette, puis se développa dans un cube de glace blanche. Tout se passait beaucoup plus vite maintenant que les géants étaient aussi nombreux. Elle avait compris que les géants semblaient sentir en elle et en la tête quelque chose venant des téléporteurs qu’ils ne leur plaisaient pas. Elle se rappela que tous les squelettes avaient été amenés au musée par des transporteurs et que la première téléportation d’un de leurs ossements fut seulement lorsque Vladimir’ emmena la tête.

Wilhelm’, en voyant le rassemblement de géants autour de la femme qui venait d’arriver et de ce qu’elle avait ramené, appela Lune’ pour lui demander l’autorisation de tirer sur eux malgré la présence de la conservatrice, car ils semblaient préparer quelque chose d’anormal qui pourrait être une arme spéciale. Il lui annonça par la même occasion que plus de vingt pourcent des squelettes avaient été tués et que un peu moins de dix pourcent des chars sur place avait été détruits par leur contre attaque. Lune’ ne sachant pas quoi faire essaya d’appeler sa sœur, mais elle était encore une fois injoignable. Elle se rappela ce que cette dernière lui avait dit lors de leur dernière conversation et donna son autorisation à Wilhelm’. Le général en s’adressant à son lieutenant dit,

    Envoyer leur un missile Galax 400 à direction linéaire, on va voir si ça les fait se disperser.

Les géants virent le missile venir dans leur direction laissant une traînée blanche de fumée derrière lui. L’un d’entre eux, qui avait déjà préparé un pic de glace dans sa main, le lança dessus avant de se faire transpercer par deux coups de canon désintégrant. Le missile Galax 400 explosa dans les airs, faisant disparaître le pic et tuant tous les géants les plus proches.

    Ils sont habiles avec leurs pics, dit le général, puisque c’est comme ça, envoyons-leur une pluie de ces missiles, nous verrons s’ils peuvent tous les arrêter en continuant de se protéger des canons.

Lune’ qui avait bien aimé le début de la bataille voyaient les véhicules de guerre exploser sous les pics de glace lancés par les géants et contemplait ces derniers se faire tuer malgré leur courage et leur détermination. Elle ne trouvait plus rien d’amusant à ce qui était en train de se passer. Elle demanda au pilote de s’éloigner davantage et appela le général pour lui dire d’arrêter de tirer. Alors que les centaines de lignes faites par les missiles Galax se dessinaient le général lui répondit que c’était totalement impossible de s’en aller maintenant, car en cessant les tirs les géants pourraient leur envoyer des pics de glaces beaucoup plus facilement et ils perdraient beaucoup d’hommes.

Les géants virent arriver les centaines de roquettes qui venaient dans leur direction après avoir vu ce qu’une seule d’entre elles était capable de faire. Ils baissèrent leur défense en formant dans chacune de leur main des pics qu’ils lancèrent en direction des missiles alors qu’ils se faisait transpercer par les canons désintégrateurs dont ils ne se protégeaient plus. Nombre des missiles explosèrent mais un peu plus d’une dizaine parvinrent à échapper aux pics et se dirigeaient droit sur Magni et Victoire’. Cette dernière les regarda approcher d’elle voyant sa dernière heure arriver. Lorsque tout à coup, tout se stoppa autour d’elle. Elle se demanda si elle était morte. Plus personne autour d’elle ne bougeait. Les missiles comme les pics de glaces étaient figés dans les airs. Elle regarda tout autour d’elle, espérant voir tout au moins un seul géant encore capable de bouger mais elle était la seule. Le sol se mit alors à bouger autour d’elle. Puis un géant ailé d’au moins quatre vingt mètre de haut apparut devant elle. Il était fait de glace violette et couvert d’une armure violette claire beaucoup plus belle que celle des autres géants.

    Qui es-tu ? demanda le géant.

    Je suis Victoire Beuffé, c’est moi qui vient de vous ramener votre crâne, je cherche à vous aider.

    Qu’as-tu fais à ma tête, je ne la reconnais pas, elle me fait atrocement souffrir.

    Rien, elle est bien tombée par terre avant que je vous la ramène mais elle n’avait pas l’air d’être abîmée.

    Tu es une aberration du néant, dit Bolthorn.

    Ça recommence, pensa la conservatrice.

Bolthorn regarda autour de lui la bataille qui était en train de se dérouler.

    Le temps est bloqué, dit-il.

    Oui, je pensais que vous étiez le responsable.

    Non, ce n’est pas moi, mais je sais qui a fait cela.

Bolthorn s’envola et commença à ramasser tous les missiles qu’il y avait dans les airs et posa chacun d’entre eux sur les chars volant d’où venait la traînée de fumée de la roquette.

Victoire’ le regardait faire. Il ne bougeait pas ses ailes pour voler, c’est comme s’il était capable de flotter dans les airs par magie.

    Excusez-moi, dit-elle en courant après le géant, comment faites-vous pour vous déplacer comme cela ?

    Que veux-tu dire ? répondit Bolthorn.

    Comment arrivez-vous à voler comme cela ?

Bolthorn regarda à ses pieds et vit qu’il ne touchait plus le sol.

    Je vole, constata-t-il.

    Je sais, répondit Victoire’, mais comment faites-vous ? Vous ne bougez même pas vos ailes.

Bolthorn se posa et regarda derrière lui.

    J’ai des ailes… et je vole… dit-il. Je ne sais pas comment je fais… je n’ai jamais pu voler et je n’ai jamais eu d’ailes. Ce sont probablement des cadeaux de celle qui nous a fait revenir.

    De qui parlez-vous ? Vous savez qui vous a fait revenir ?

    Oui, répondit le géant de glace ailé en levant les bras au ciel.

Des fils de lumière violette, faisant penser à des racines, sortirent du sol et vinrent autour des géants qui avaient eu certains de leur os détruits et qui étaient en train de fondre sur le sol avant que le temps ne s’arrête. Victoire’ regarda sans rien dire ce qui était en train de se passer. Les corps des géants blessés ou tués semblaient être soignés par ces fils.

Tout à coup le temps reprit son cours et de nombreuses explosions se firent entendre. Il s’agissait des missiles Galax 400 qui venaient de détruire les engins qui les avait lancés. Tout les géant tombés se relevèrent et commencèrent à lancer à nouveau leurs lances de glace contre leurs assaillants, alors que Bolthorn s’élevait dans les airs en formant une longue épée de glace dans sa main droite.

Alors qu’il regardait le géant ailé pourfendre ses chars avec son arme géante, Wilhelm’ ordonna à tout le monde de prendre de l’altitude et de s’enfuir à vitesse maximum dans toutes les directions.

Nombreux furent les véhicules qui furent détruits avant de pouvoir s’en aller. Le général se téléporta dans l’aérovoiture de sa supérieur où il vit Lune’ en train de pleurer dans les bras de Maria-Fernanda’.

Lorsque tous leurs ennemis eurent disparu, Bolthorn posa pied à terre et fut acclamé par tous ses frères. Ils n’en revenaient pas de le voir si changé.

    Nous sommes heureux de te revoir Bolthorn, dit Magni. Nous avons beaucoup voyagé pour te retrouv…

Bolthorn était tombé à genou alors que Magni finissait sa phrase.

    Que se passe-t-il ? demanda Magni, tu vas bien ?

    Oui, je vais bien, j’ai juste une sorte de douleur intérieure, j’ai l’impression que mon corps n’accepte pas ma tête et qu’il y a un conflit entre eux deux. Ça me lance, mais ça va passer.

Les géants attendirent patiemment que Bolthorn se relève après que le gros de la douleur soit passé avant de lui poser toutes les questions qu’ils avaient pour lui.

    Nous ne savons pas pourquoi nous sommes là… dit Magni. Nous ne nous souvenions même pas que nous étions morts avant que ce dem…

Magni vit Victoire’ des dizaines de mètres plus bas en train de le regarder méchamment.

    Euh… avant que cette… créature ne nous le rappelle.

Bolthorn regarda à ses pieds pour voir Victoire’. Il était surpris de l’espèce de complicité qu’il avait cru noter entre son descendant et l’aberration du néant qui lui avait rendu sa tête.

    Ne vous en faites-pas, je le sais. Celle qui nous a fait venir m’a tout expliqué dans le rêve que je faisais avant de vous rejoindre. Nous devons allez voir les Nagas pour les aider dans leur quête.

    Les Nagas ? répéta Magni, ce serait eux qui nous auraient fait revenir ?

    Non, mais ils servent celle qui nous a ressuscités, termina Bolthorn en commençant à marcher vers le Sud-est.

Victoire’ vit tous les géants s’en aller, l’abandonnant au milieu des débris d’explosion des chars aéroportés.

    Hey attendez-moi ! cria-t-elle

    Quoi ? demanda Magni.

    Où allez-vous ? demanda-t-elle, pourquoi ne m’emmenez-vous pas avec vous ?

    Nous allons à Mutlantis voir les Nagas.

    Laissez-moi venir avec vous, implora-t-elle, je vous ai aidés, je veux vous suivre, je veux voir où vous allez.

    Tu ne peux pas nous suivre là ou nous allons, parce que tu respires.

    Mais où est le problème ? demanda Victoire’

    Tu ne pourras pas faire le voyage marin que nous devons faire.

    Vous allez dans l’eau ? demanda-t-elle.

    Je viens de te dire que nous allions à Mutlantis, le continent caché sous les océans où vivent les Nagas.

    Mais il doit y avoir un moyen pour moi de vous suivre, dit-elle.

    Oui, il y en a un, mais je ne te garantis rien. Il faudrait que je t’enferme cette fois-ci totalement dans la glace au point de te geler. Cette partie sera facile. Mais après il faudrait que j’arrive à faire remonter la température de ton corps et faire repartir ton cœur sans que je ne t’abîme… cette partie-là sera beaucoup plus difficile.

    Mais c’est possible ? demanda Victoire’ qui ne voulait pas rater sa chance de voir un continent caché.

    Oui, il y a environ cinquante pourcent de chances que ça marche.

    Alors je veux venir, conclut Victoire’.

    Comme tu voudras, dit Magni, c’est à tes risques et périls.

Il mit sa main au-dessus d’elle et la congela. Il prit le triangle de glace dans lequel il l’avait enfermée et s’en alla rejoindre les autres.

 

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : Les manuscrits volants
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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 21:29

 

Victoire’, qui était arrivée sur le téléporteur principal de la ville se trouvant sur un pont unissant les tours triplées, était allée voir plusieurs musées à la recherche de Vladimir’. Elle était allée voir au musée d’histoire naturelle, au musée Charles Galaxy de New New York, au musée des fossiles ainsi que bien d’autres mais ne l’avait toujours pas trouvé.

La ville de New York, avant la révolution dimensionniste alors que les religions existaient encore et étaient autorisées sur Terre, avait subi de terribles dégâts liés aux attaques terroristes. Le premier de ces assauts avait eu lieu en 2001 lorsque celles qui étaient connues sous le nom de « tours jumelles » de la ville avaient été détruites. Des milliers de gens avaient alors péri. S’en étaient suivies plusieurs guerres qui avaient encore envenimé les conflits religieux. Le 11 septembre 2061, alors que le pays était en guerre totale contre des extrémistes, une bombe nucléaire avait été tirée sur la ville. Les Etats-Unis, qui avaient achevé tout un système de bouclier anti-missile, avaient pu se protéger et détruire l’ogive à plus de six cents kilomètres de la ville qui avait néanmoins subi les effets désastreux liés aux nuages radioactifs qui vinrent sur elle, poussés par les vents venant de l’océan Atlantique. Les américains après avoir reçu ce coup n’avaient pas contre attaqué tout de suite, ils avaient avant tout dialogué avec un certain nombre de pays pour savoir s’ils étaient ou non leurs alliés. Après avoir fait une liste définitive des pays ennemis, et prévenu tous leurs alliés de ce qu’ils allaient faire, la première et unique guerre nucléaire commença. Elle fut très rapide. En une journée cinq pays furent littéralement rayés de la carte par une pluie de bombe H. Les ordinateurs des quartiers généraux de ces pays ayant détecté l’attaque, les ogives nucléaires de ceux disposant de ces armes furent toutes envoyées en direction des Etats-Unis. Ces derniers, totalement préparés à cette attaque cette fois-ci purent intercepter l’ensemble des ogives à plusieurs milliers de kilomètre de leur côte, laissant les nuages radioactifs loin de chez eux, au-dessus de l’Afrique, de l’Europe et de l’Océanie. La communauté internationale n’avait pas du tout cautionné cette offensive. La Chine qui incarnait le pacifisme depuis de nombreuses années était, avec la France, le pays qui condamnait le plus ces attaques, invoquant la mort de dizaines de millions d’innocents. La majorité des autres pays bien que contre ce genre d’offensive officiellement, comprenait et pardonnait aux Etats-Unis du fait qu’ils avaient été attaqués les premiers. Seule la Corée Unifiée, pays considéré comme « à part » de par son intégration dans le monde virtuel n’avait jamais fait de déclaration sur le sujet. On ne sut donc jamais si elle approuvait ou non l’offensive Américaine. La Corée Unifiée qui connut un véritable âge d’or jusqu’en 2549, lorsque la révolution dimensionniste priva ses habitants de leur principale raison de vivre: les jeux vidéo ou plutôt de leur évolution, les réalités virtuelles. Mais tout ceci est une autre histoire. Revenons à New York, qui après la première et dernière guerre nucléaire, n’eut qu’une courte période de répit. En effet dès les années 2210-2220 les attentats recommencèrent, cette fois-ci contre les nombreux Nanes qui habitaient la ville. Le 3 janvier 2212 le plus terrible de ces actes terroristes eut lieu avec la destruction de la tour qui avait été construite à la place des tours jumelles où se tenait une grande réunion de Nanes venant de tout le pays. Il y eut un peu plus de sept mille morts, dont environ trente pourcent de Nanes.

Lorsque ces derniers partirent dans l’espace à l’invitation de Rufus Kain en 2242, la ville de New York commença des travaux qui prirent dix ans : l’installation d’une plaque super puissante aéropropulsée sous l’ensemble de la ville.

En 2252, la ville de New York où la vie était devenue torride, comme dans beaucoup d’endroits à cause du réchauffement climatique lié à l’effet de serre, et où l’air était toujours très pollué de l’époque où les moteurs à eau de la Bélaud Inc.,créée en 2187, n’existait pas encore, prit son envol. La plaque aéropropulsée fonctionnant avec des moteurs à eau souleva toute la ville tout doucement l’entraînant à deux kilomètres et demi de hauteur là où l’air était meilleur et la température plus agréable. A partir de ce moment-là la mégalopole changea de nom pour devenir la nouvelle New York, « New New York » et une énorme statue-immeuble appelée Statue de la Paix fut érigée. Depuis son envol et jusqu’à l’arrivée des téléporteurs, de longs aqueducs dont l’eau était drainée par des pompes allaient d’en haut jusqu’à l’océan pour y drainer l’eau nécessaire au fonctionnement de la plaque faisant flotter la ville. Ensuite l’eau fut directement amenée par téléporteurs dans les moteurs de la base de la mégalopole. New New York n’avait, depuis sa création, pas connu le moindre attentat, ses habitants aimaient leur ville plus que tout et plus que jamais.

Victoire’ continuait de se téléporter dans les musées de la ville demandant aux responsables si Vladimir’ Kouptsov était là. Mais ne le trouvant pas elle finit par l’appeler par puce téléphonique. Elle aurait préféré lui faire une surprise et avait apprécié la petite promenade que lui avait permis de faire sa recherche, elle qui n’avait pas pu se déplacer totalement à son aise depuis quelque temps profitait de chaque pas qu’elle faisait. Mais le temps s’écoulait rapidement. Victoire’ mit la main à son oreille et dit « Vladimir Kouptsov ».

    Allo, dit la voix du professeur.

    Allo Vladimir, c’est moi Victoire.

    Victoire !! Tu vas bien ? Je t’ai appelé plusieurs fois, mais tu ne répondais jamais !

    Oui je ne pouvais pas répondre, répondit-elle.

    J’ai vu l’état dans lequel ton musée a été mis, ils ont attaqué le mien à Moscou aussi.

    Je sais… où es-tu en ce moment ?

    Je me suis réfugié à New New York, j’ai pensé que les géants ne pourraient pas me rejoindre ici.

    Je sais que tu es à New New York, mais où ?

    Je suis dans la statue de la paix, dans le musée qu’il y a dedans au niveau du torse, mais comment savais-tu que j’étais ici ?

    Je l’ai deviné, c’était l’endroit le plus sûr où aller, mentit Victoire’ qui ne savait pas encore si elle allait lui dire la vérité en lui demandant de lui rendre la tête. Je te rejoins immédiatement.

Victoire’ enleva la main de son oreille coupant ainsi la communication. Elle se positionna sur le téléporteur d’où elle était venue et alla à l’endroit indiqué par Vladimir’. Après avoir demandé où se trouvait le professeur au réceptionniste du musée de la Statue de la Paix, elle se rendit jusqu’au centre de recherche où il était. Elle le vit alors entouré de ses assistants en train de regarder la tête qu’elle voulait lui reprendre. Vladimir’ en la voyant alla la saluer,

    Ça me fait plaisir de te revoir, j’étais vraiment inquiet.

    C’est gentil, répondit Victoire’, moi aussi je suis contente de te revoir.

    Que s’est-il passé ?

    C’est une assez longue histoire, répondit la conservatrice évasive.

    J’ai tout mon temps, répondit gentiment Vladimir’ curieux.

Victoire’ se sentit obligée de lui répondre. De toute façon la tête n’était pas à lui et il devrait comprendre.

    Lorsque les géants se sont animés, ils sont venus rechercher les ossements de celui dont nous étions en train de réparer les jambes et dont tu as la tête.

    Oui, ils sont venus pour la reprendre jusqu’à Moscou.

    Quand ils sont arrivés je me suis cachée, mais ils m’ont finalement découverte et ont décidé de m’emmener avec eux.

    Et ils ne t’ont pas fait de mal ? Ils ont l’air monstrueux et terrifiants, tu as de la chance de revenir saine et sauve.

    Non, ils ne m’ont rien fait. Ils m’ont juste enfermée dans une prison de glace qu’ils ont emmenée avec eux.

    Ma pauvre, dit Vladimir’, tu as du geler dedans…

    Non, je ne sais pas comment ils font, mais si la prison était de glace, elle n’était pas froide, enfin pas autant qu’elle aurait dû l’être, je crois qu’ils en régulaient la température. D’ailleurs j’ai pu comprendre ensuite que le fait de me bloquer dans la glace était le seul moyen qu’ils avaient pour m’emmener avec eux sans que tous mes os ne se brisent alors qu’ils courraient si vite et puissamment.

    Et pourquoi t-ont-ils emmenée ?

    Ils m’ont posé beaucoup de questions sur le monde actuel, sur la fonte des glaces, la déforestation, en fait ils ne savent pas vraiment pourquoi ils sont revenus à la vie et ne se souvenaient même pas qu’ils étaient morts. Tout ce dont ils sont certains, c’est que s’ils avaient la tête, leur chef reviendrait et que lui leur dirait quoi faire.

Vladimir’ resta sans rien dire quelques secondes, pensant à ce qu’il devait faire. Victoire’ le regardait attentivement, ce qu’il allait répondre lui permettrait de savoir si elle pouvait lui dire la vérité, qui était qu’elle voulait aider les géants pour savoir pourquoi ils étaient revenus à la vie.

    Tu penses qu’ils arriveront à venir jusqu’ici ?

La réponse de Vladimir’ décida Victoire’ à mentir, craignant que celui-ci ne refuse de lui rendre la tête s’il apprenait ce qu’elle voulait en faire.

    Je ne sais pas, mais nous devons rendre la tête à Raphaëlle Galaxy. Elle est à elle et c’est la seule personne sur Terre qui ait les ressources nécessaires pour vraiment la protéger. Je ne sais pas comment elle a fait, mais elle est au courant que tu as la tête du dernier squelette et elle la veut à tout prix, elle est furieuse…

    Tu as parlé avec elle ? demanda Vladimir’.

    Oui elle vient de m’appeler, elle veut que je lui ramène à un endroit secret immédiatement.

    C’est bizarre, lorsque j’ai essayé de la joindre sa puce était déviée et je suis tombé sur sa fille qui m’a dit que sa mère était dans l’espace et que c’était elle qui dirigeait la société pendant l’absence de sa mère.

    Je ne peux pas t’expliquer ce que Raphaëlle est en train de faire, elle m’a demandé de le garder secret. Par contre je peux te dire qu’elle tient vraiment à récupérer la tête et qu’elle est très énervée contre toi et surtout contre moi de t’avoir laissé prendre quelque chose qui lui appartenait sans son autorisation.

    Bon d’accord. Enfin ne t’en fais pas je n’ai rien dit de particulier à sa fille sinon.

Vladimir’ prit la tête avec l’aide de deux assistants et ils l’emmenèrent en direction du téléporteur par lequel Victoire’ était arrivée. Alors qu’ils la déplaçaient Vladimir’ tomba et la tête s’écrasa sur le sol.

    Ça va ? demanda Victoire’.

    Oui, oui je vais bien, répondit Vladimir’.

    C’est le plus important, dit-elle sincèrement.

Elle regarda la tête pour voir si elle n’avait pas été abîmée par la chute.

    Ne t’en fais pas, cette tête est complètement indestructible, dit Vladimir’ en faisant signe à ses assistants de continuer sans lui.

    Vraiment ? demanda Victoire’ ?

    Oh oui ! elle résiste à tout ! Je n’ai jamais pu avoir la carotte que j’essayais de prendre !

Les assistants posèrent la tête sur le téléporteur pendant que Vladimir’ alla s’asseoir sur une chaise.

    Au fait, dit-il, comment as-tu fais pour leur échapper ?

N’entendant pas de réponse Vladimir’ se retourna et vit que ni la tête, ni son élève n’étaient plus là.

    Elle était vraiment pressée décidément, dit-il à ses assistants.

Un des jeunes hommes travaillant avec Vladimir’ qui parlait par puce téléphonique depuis que Victoire’ était arrivé, dit tout à coup de mettre les informations, qu’il se passait quelque chose sous la ville.

Lorsque l’image apparut sur l’écran, ils virent que les géants de glaces étaient par milliers en dessous de la ville en train de se défendre contre des véhicules d’assaut non identifiés. L’écran zooma sur un des téléporteurs se trouvant derrière les géants alors que le journaliste disait qu’il semblait que quelqu’un venait d’arriver au milieu du champ de bataille. Vladimir’ reconnut immédiatement Victoire’ accompagnée de la tête qu’elle venait d’emmener.

    Elle… commença-t-il comprenant ce qui venait de se passer.

 

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : l'art pour tous
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 04:12

 

Toutes les personnes conviées à la réunion du Renouveau avaient passé sans problème le test cérébral très court qui consistait en une seule question « Pouvons-nous avoir confiance en vous ? ». Il n’y avait eu aucune exception à ce test même Léonard Rei y été passé, donnant ainsi l’exemple.

Paméla’ alors qu’elle passait le test avait demandé à Léonard pourquoi il ne le faisait pas passer à l’ensemble de ses membres, voir à tous les habitants de Dubaï, pour pouvoir retrouver celui qui avait activé les téléporteurs du hangar et qui était responsable de l’intrusion de la Galaxy Corporation. Léonard lui avait répondu que tous les membres ayant accès à ce hangar avaient passé le test, mais que personne n’avait menti. Il continua en lui expliquant que l’analyse de tous les membres ou encore de tous les habitants de Dubaï, en plus d’être compliquée, risquait d’être inutile. Il lui confia que selon lui, soit la personne en question avait déjà fui et resterait à jamais inconnue, soit était l’un des gardes tués. Paméla’ avait été surprise en écoutant cette réponse. Le leader du Renouveau lui avait expliqué que les enquêtes n’avaient mené à rien et que toutes les personnes qui avaient passé des tests cérébraux ne mentaient pas. Il avait donc émis l’hypothèse, rien de plus, qu’un des gardes aurait activé l’un des téléporteurs, laissant la Galaxy Corporation faire ce qu’elle voulait. Les hommes de la compagnie auraient pu eux-mêmes trouver un moyen d’effacer les images du système de surveillance de manière à semer encore davantage le trouble dans le Renouveau. Ensuite avant de partir ils auraient pu tuer le garde de la même manière qu’ils avaient tué les autres. Léonard avoua que cette hypothèse avait néanmoins une faille qui était que tous les gardes comme toutes les personnes importantes du mouvement passaient un test cérébral par an.  Mais le dernier test des gardes ayant eu lieu environ huit mois auparavant, peut-être que l’un d’entre eux aurait pu changer de camp pendant ce laps de temps. Paméla’ avait été impressionnée par l’analyse de Léonard mais n’avait pas osé lui dire.

Les personnes présentes à la réunion étaient: Alberto’ D’Alino avec quelques-uns de ses assistants, Akira Kanzaki qui n’était venu qu’en compagnie d’Hitomi Toriyama, Thomas’ King, Paméla’ Maier qui s’était assise entre Alberto’ et Thomas’, et Léonard Rei.

Lors de la première partie de la réunion, des extraits des images filmées par les robots et par le transporteur qu’avait utilisé Akira et Léonard lors de leur dernière excursion furent projetés. Suivirent quelques commentaires sur le sujet. Cela prit un peu plus de trois quart d’heure et lorsqu’ils terminèrent, Léonard invita tout le monde à aller au coffee break qui avait été installé dans une pièce adjacente pour faire une pause de dix minutes. Thomas’ s’était levé et avait accompagné Léonard pour aller prendre quelque chose, laissant comme ils l’avaient prévu Alberto’ et Paméla’ seuls l’un à côté de l’autre. Celle-ci put ainsi parler avec son ancien supérieur. Maintenant qu’elle le revoyait, elle ne lui trouvait vraiment aucun charme. En l’écoutant il lui donnait vraiment l’impression de parler pour ne rien dire. Elle put constater qu’il n’avait pas vraiment de question à lui poser et que les Grands Océans pour l’instant n’avaient pas de projet en dehors du Renouveau. Alberto’ semblait très content d’avoir quitté la Ligue et remercia plusieurs fois Paméla’ de lui avoir permis de faire partie du Renouveau en l’encourageant à y rentrer. Alors qu’ils étaient en train de parler, Léonard entra dans la salle et dit,

    J’espère que je ne suis pas en train d’interrompre quelque chose !

Alberto’ devint écarlate.

    Bien sûr que non, répondit-il.

Léonard tourna les yeux vers Paméla’ et la vit lui faire un charmant sourire, apparemment elle au moins avait compris la blague qu’il venait de leur faire. Tout le monde entra dans la salle à nouveau et la conférence reprit.

    Bon, commença Léonard, maintenant que tout le monde est au courant de ce que nous avons découvert, nous devons décider de ce que nous allons faire. Je pense que nous devrions nous concentrer sur les téléporteurs, l’endroit où ils envoient l’eau de notre planète et les êtres qui semblent vivre là-bas.

    Je suis d’accord, dit Akira, les créatures marines semblent être dirigées uniquement contre la Galaxy Corporation en ce moment. Donc malgré l’intérêt scientifique qu’elles représentent je pense que nous devrions les laisser de côté et nous concentrer sur ces êtres gris.

    Ne pensez vous pas que ces créatures des océans pourraient être de grands alliés pour nous ? demanda Alberto’ D’Alino, après tout si elles vivent dans l’eau elles doivent vouloir la préserver, c’est probablement pour cela qu’elles s’en prennent aux téléporteurs draineurs.

    Si, répondit Léonard, encore que nous ne soyons pas totalement certains de leur but. Mais nous n’avons pas de moyen sûr de les contacter. Si nous allons à leur rencontre, il y a une grande probabilité pour que toutes nos puces soient désactivées ainsi que toutes armes que nous pourrions prendre pour notre défense. Vous comprenez donc que ce serait très dangereux.

    Nous avons besoin de plus d’information et peut-être d’un moyen de contrer leurs technologies avant de pouvoir prendre le risque d’aller à leur rencontre, continua Akira.

    Et que comptez-vous faire avec cette autre planète qui vole notre eau ? demanda Alberto’, les données que vous avez collectées permettent de déterminer une zone de l’espace où elle devrait se trouver n’est-ce pas ?

    Oui, répondit l’ingénieur, mais la zone en question est beaucoup trop grande pour que nous puissions identifier la planète. Le seul moyen de la localiser serait d’y renvoyer un robot et que celui-ci ne se fasse pas détruire pendant sa localisation.

    Je comprends, dit Alberto’, vous comptez donc repartir au-dessus d’une des bases flottantes pour y renvoyer un droïde ? Si c’est le cas j’aimerais beaucoup pouvoir vous accompagner.

    Il faudra effectivement que nous fassions cela à un moment ou à un autre, répondit Léonard, mais notre idée actuelle était d’aller dans le Nevada à un endroit appelé Zone 51. Toutes les recherches que nous avons faites sur les êtres gris ont été veines, tout ce qui les concerne a été détruit lors de la révolution dimensionniste comme s’il s’agissait de quelque chose d’imaginaire. Néanmoins les dimensionnistes ont laissé quelques traces parlant de la Zone 51. Tout prête à croire que des recherches auraient été menées ou des contacts aurait eu lieu avec ces êtres nommés communément extraterrestres.

    L’endroit dont vous parlez était un centre de recherche spatial ou quelque chose comme cela ? demanda le leader des Grands Océans.

    Non, répondit Léonard, il s’agissait d’une base secrète de l’armée des Etats-Unis au début du millénaire.

    Au début du millénaire ! s’exclama Alberto’, il n’y a pas d’information plus récente que ça ?

    Malheureusement non, dit Hitomi.

    Mais cet endroit existe encore ? demanda Alberto’.

    La base a été fermée en 2152, reprit la biologiste, nous n’avons pas pu savoir pour quelle raison. Elle est maintenant totalement abandonnée et entourée de décharges de recyclage utilisant des vers… des vermos.

Plus personne ne parla. Un silence total se fit dans la salle de conférence.

    Pas de chance… dit finalement Alberto’, ces vermines de vermos…

Les animaux modifiés génétiquement de manière à pouvoir avoir une fonction spécifique avaient été développés avec succès en 2599. Cela faisaient des siècles que les humains faisaient des recherches génétiques dans ce but, mais les animaux obtenus avaient toujours une durée de vie très courte et étaient toujours stériles. En 2599 le premier chiot modifié génétiquement pour ne jamais grandir était né. Dans les années suivantes, toutes sortes d’animaux avaient été transformés afin d’assumer des tâches utiles aux humains ou d’être simplement des animaux de compagnie plus agréables. Les animaux modifiés étaient de nouvelles espèces et prenaient leur nom d’origine suivi de « mo », ou « mos » au pluriel. Les chienmos, les chatmos, etc. étaient nés. Les vermos, évolution des vers, permettaient un traitement rapide des déchets. On les mettait dans des décharges et ils se nourrissaient de tout ce qui était organique, plastique, métallique ou autres. Mais petit à petit l’ensemble des animaux modifiés génétiquement étaient devenus agressifs avec les espèces naturelles, cherchant à les tuer. Les humains avaient donc dû se débarrasser de leurs nouvelles créatures. Ils avaient tous été tués sans trop de difficulté, sauf les vermos des décharges qui avaient été impossibles à exterminer. Ils étaient très nombreux, se cachaient dans les débris et lorsque l’un d’entre eux était blessé, de plus petits vermos sortaient de ses plaies, déjà prêts à attaquer en crachant de l’acide. Les humains n’avaient jamais doté les vermos de ces capacités, mais ils avaient apparemment évolué seuls en très peu de temps. Finalement les dirigeants des différents pays qui en avaient dans leurs décharges avaient renoncé à leur extermination, car bien que dangereux, ces vers modifiés n’avaient pas une seule fois quitté leurs décharges pour venir attaquer les humains. Ces dernières continuèrent à être approvisionnées de manière normale, donnant leurs aliments aux vermos. Néanmoins l’accès de celles-ci fut interdit. Car si les vermos ne sortaient pas pour attaquer les humains, ils ne laissaient pas non plus ressortir ceux qui venaient s’aventurer sur leurs territoires. En quatre-vingt ans, les vermos n’avaient jamais posé de problème à leurs créateurs depuis que ceux-ci n’essayaient plus de les exterminer. Ils vivaient leur vie de leur côté dans les déchets des humains sans aucun contact avec le monde extérieur. Seuls les quelques journalistes et scientifiques qui avaient voulu étudier leurs possibles nouvelles mutations avaient été leur victimes.

    Comment comptez vous faire ? demanda Alberto’ D’Alino.

    Les décharges sont autour de la zone 51, mais la zone 51 elle-même est libre de déchets, dit Léonard, donc normalement elle ne fait pas partie du territoire des vermos.

    Mais ne craignez-vous pas que les vermos considèrent cet endroit comme faisant partie de leur territoire s’il y a des décharges tout autour ? Ils pourraient se nourrir des infrastructures comme si c’était des déchets, je ne pense pas qu’ils puissent faire la différence… dit un assistant d’Alberto’.

    Nous savons que vu du ciel les hangars de la base, comme tous les autres édifices présents lors de sa fermeture sont encore sur pied, les vermos ne les ont donc pas avalés.

    Ils pourraient néanmoins être dedans, reprit l’assistant.

    Nous espérons qu’ils ne le soient pas.

    Vous espérez ? demanda Alberto’, vous comprenez que cette mission est terriblement dangereuse, j’ai peur que nous ne trouvions aucun volontaire pour y aller.

    Nous avons déjà plusieurs volontaires, dit Thomas’ King.

    Vraiment ? s’étonna Alberto’, de qui s’agit-il ?

    De Monsieur Rei et de moi-même, dit Thomas’ que tout le monde dévisagea.

Comme cherchant la confirmation de son supérieur, l’assemblée tourna ses yeux vers Léonard.

    Est-ce bien vrai ? demanda Alberto’ en regardant le leader du Renouveau.

    Parfaitement, nous pensons partir demain soir pour arriver après-demain matin.

    Mais c’est trop dangereux, dit Paméla’.

    Ils ne seront pas seuls, Monsieur Kanzaki et moi-même avons décidé de les accompagner, dit Hitomi. J’ai pu étudier quelques ouvrages sur les vermos pendant mes études. J’y ai vu qu’ils craignaient le froid…

    Je nous ai donc préparé des armes réfrigérantes, continua Akira. Avec mon équipe nous avons eu le temps de préparer cinq fusils de dix coups chacun. Les créatures touchées par les projectiles seront immédiatement gelées.

    Il risque d’y avoir bien plus que cinquante vermos dans cet endroit, fit remarquer Alberto’.

    Monsieur Kanzaki, êtes-vous bien sûr d’être en état de venir alors que vous venez à peine de vous remettre de votre accident ? demanda Léonard.

    Oui, oui, ne vous en faites pas pour moi.

Paméla’ n’aimait pas du tout l’idée que Léonard prenne autant de risques, s’il allait là-bas elle ne le reverrait peut-être jamais plus.

    Mais que ferons-nous s’il vous arrivait quelque chose ? demanda Paméla’, qui s’occuperait du Renouveau ?

    Quelqu’un d’autre reprendrait le flambeau, j’ai confiance en ceux qui me suivent, dit Léonard rayonnant.

    Vous allez donc y aller ? demanda Paméla’.

    Oui, je dois y aller, justement parce que je suis le leader du Renouveau, je ne peux pas envoyer les autres aux première lignes en restant derrière à l’abri.

    Dans ce cas, je voudrais aussi pouvoir venir, dit Paméla’.

Alberto’ regarda celle qu’il pensait encore avoir comme assistante, il trouvait qu’elle en faisait un peu trop et était surpris de voir à qu’elle point elle était prête à sacrifier sa personne pour pouvoir lui donner des informations de premier choix.

    Vous êtes sûre ? demanda Léonard à Paméla’.

    Oui, répondit-elle.

    Très bien, vous nous accompagnerez donc.

Alberto’, bien que pensant que Paméla’ faisait cela pour lui, n’avait pas du tout apprécié ce qu’elle venait de faire. Car en se portant volontaire elle faisait de lui et de ses assistants les seuls à ne pas l’avoir fait.

    Puisque tout le monde vient, je vais venir aussi, dit Alberto’ après avoir dit à ses assistants qu’ils n’avaient pas à se porter volontaire eux aussi.

    Vous ne devez pas vous sentir obligé, dit Thomas’, il n’y a aucun problème à ce que vous restiez ici si vous le désirez.

    Je vous remercie, répondit Alberto’, mais je veux venir.

    Dans ce cas nous partirons demain tous ensemble. Advienne que pourra, conclut Léonard.

La réunion venait de toucher à sa fin. Paméla’ resta à sa place regardant les différents participants quitter petit à petit la salle. Seul Thomas’ et Léonard restèrent un peu plus longtemps à discuter ensemble jusqu’à ce que Thomas’ s’en aille. Léonard qui se dirigeait aussi vers la sortie se rendit compte que Paméla’ était encore là.

    Que se passe-t-il ? demanda-t-il.

    Rien, répondit Paméla’ mal à l’aise, j’attendais que vous ayez fini de parler avec Monsieur King.

    Vous vouliez me dire quelque chose ? demanda Léonard.

    Oui, enfin… commença Paméla’.

    N’ayez pas peur parlez, dit Léonard.

    Je me demandais si…

    Oui ?

    Si nous ne pourrions pas passer un moment ensemble demain… Nous pourrions nous promener dans les rues de Dubaï et nous connaître un peu mieux…

Paméla’ regardait par terre et sa peau si blanche virait de plus en plus au rouge pendant qu’elle prononçait sa dernière réplique.

    Ce serait un plaisir, répondit Léonard, mais demain je ne pourrai pas, je dois superviser la préparation de notre excursion dans le Nevada, je suis navré.

Paméla’ en entendant la réponse du leader du Renouveau comprit qu’elle n’aurait jamais dû dire cela à Léonard, peut-être qu’à cause de cela il avait maintenant une mauvaise image d’elle. Elle répondit assez nerveusement bien qu’essayant de cacher à la fois sa déception, sa fureur envers elle-même et sa bêtise,

    Ne soyez pas navrée, ce n’est pas grave, ce n’était pas une bonne idée de toute façon, je n’aurais pas dû…

Elle fut interrompue par les lèvres de Léonard qui se posèrent sur les siennes pour lui donner un léger baiser.

    Mais si vous me pardonnez de ne pas pouvoir vous accompagner demain, je serai très heureux d’accepter votre invitation lorsque nous reviendrons de notre mission.

    D’a… d’accord, balbutia Paméla’ qui n’arrivait pas à croire ce qu’il venait de se passer.

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : les auto-édités
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 20:39

 

John, assis devant son écran, était en train de regarder les dernières actualités de la Ligue. Il ne comprenait pas pourquoi les Grands Océans avaient préféré rejoindre ces monstres de Terre Bleue dans leur stupide Renouveau. L’écran montrait Frédéric’ Cino nouveau leader de la Ligue en train de serrer la main de Brice’ Fox, le responsable des ventes terrestres de téléporteur.

    Il a bien raison, dit John à voix haute, mieux vaut faire des accords avec la Galaxy Corporation que de s’allier au Renouveau.

John qui portait une véritable haine envers tout ce qui se rapprochait des Terres Bleues et du Renouveau, auquel il reprochait la mort de son fils, comprenait parfaitement que le nouveau leader de la Ligue fasse des accords avec la Galaxy Corporation.

Le journaliste expliquait que la Ligue et la Galaxy Corporation était finalement venue à un accord après vingt ans de mésentente. Frédéric’ Cino allait rentrer dans la Galaxy Corporation comme « inspecteur spécial », cela lui permettrait de voir, avait déclaré Brice’ Fox, que la Galaxy Corporation n’avait rien à se reprocher et que ses machines ne représentaient rien de plus que l’évolution et le futur. Frédéric’ Cino prit ensuite la parole,

    Il est venu le temps de la conversation et de l’entente. En devenant inspecteur spécial au sein de la Galaxy Corporation, je pourrai vérifier toutes les données que la compagnie avait jusque-là gardées secrètes. Je n’aurai bien entendu pas le droit de les divulguer, mais cela permettra à ceux qui me suivent et qui me croient de savoir si les téléporteurs représentent ou non une menace. J’ai choisi le dialogue et la négociation plutôt que le meurtre et les attentats comme le fait le Renouveau, je pense que l’av…

    Tu as bien raison, dit John en éteignant et en se relevant pour aller dans sa chambre faire une sieste.

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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