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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 20:40

 

Lune’, dont la cérémonie en Thaïlande s’était terminée beaucoup plus tôt que prévu à cause de plusieurs tremblements de Terre dans la région, était en route vers la côte Est des Etats-Unis. Maria-Fernanda’ l’avait contactée alors qu’elle remontait dans son aérovoiture en lui disant que les géants venaient de quitter le Grœnland pour aller dans la direction de l’Amérique du Nord. Lune’ avait regardé dans l’écran portable ce qu’elle pouvait trouver sur les armées. Elle avait appelé plusieurs gouvernements pour leur demander de l’accompagner dans sa croisade contre les géants, mais on lui avait à chaque fois répondu qu’ils étaient totalement débordés à cause des nombreux cyclones qu’ils devaient contenir. En continuant de chercher dans l’écran portable de sa mère, elle trouva des dossiers parlant des forces spéciales de la Galaxy Corporation. Elle apprit ainsi que sa mère entretenait une véritable armée parfaitement équipée. Elle en avait appelé le général, Wilhelm’ von Dorpp Welthorst Leoprestingen von Hauber Hellenbach, qui était déjà au courant que Lune’ et Etoile’ assuraient le contrôle des affaires de leur mère pendant son absence. Lune’ avait demandé l’autorisation au général de l’appeler Monsieur Von parce qu’elle trouvait que son nom était difficile à dire et surtout à retenir. L’homme avait répondu qu’il préférerait que, dans ce cas, elle l’appelle uniquement par son prénom. Lune’ avait donc ordonné à Wilhelm’ de rassembler quelques milliers d’engins aéropropulsés d’attaque pour se lancer sur les géants. Le général, qui avait vu ces derniers aux informations, comprit tout de suite et se réjouit de la bataille qui l’attendait. Il demanda à sa supérieure où il devait rassembler ses forces et celle-ci lui dit que le mieux serait qu’il rejoigne l’aérovoiture de laquelle elle appelait. Des chars et des canons volants étaient donc arrivés autour de son aérovoiture, toujours plus nombreux. Lune’ se rappela, alors qu’elle regardait par la fenêtre tous les engins de guerre qui l’entouraient, qu’elle avait fait installer un téléporteur dans la partie la plus à l’arrière de sa longue aérovoiture. Les gardes du corps qui l’accompagnaient partout lui avait fait remarquer que cela allait contre l’ordre de sa mère de ne jamais la laisser prendre un téléporteur. Mais elle leur avait fait remarqué qu’elle était la chef maintenant et que de toute façon, ce n’était pas pour elle, mais pour pouvoir recevoir des gens pendant ses trajets. Lune’, à l’origine, pensait qu’elle pourrait l’utiliser pour aller discrètement à l’Empire du Chocolat pendant certains voyages vraiment longs, mais finalement avec tout ce qu’elle avait à faire, elle en avait oublié jusqu’à son existence. Elle appela Maria-Fernanda’ et l’invita à la rejoindre dans sa voiture. Cette dernière se téléporta immédiatement accompagnée d’un homme qui dit s’appeler  « Arthur Maier ». Ensuite Lune’ proposa au Général de les rejoindre. Il put ainsi apprendre tout ce qu’il s’était passé.

    Les géants viennent de s’arrêter, dit Maria-Fernanda’ qui regardait son détecteur.

    Où ça ? demanda le général.

    Ils sont au niveau de New New York répondit l’assistante de Victoire’, probablement au dessous.

Arthur’ alla voir le conducteur pour lui dire d’aller dans la direction de la mégalopole flottante.

    Nous y serons environ dans une heure, dit-il en revenant s’asseoir près de Maria-Fernanda’.

    Lorsque nous arriverons nous devrons faire bien attention à Victoire Beuffé. L’idéal serait de dialoguer avec eux pour qu’ils ne nous la rendent sans qu’il n’y ait de bataille, dit Maria-Fernanda’.

    Je ne sais pas, répondit Lune’, ma sœur m'a dit que le seul moyen de régler les choses avec les géants des glaces c’est en leur tapant dessus.

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 03:38

 

    La tête de Bolthorn devrait être ici, je la sens juste à cet endroit-là, dit Magni.

Le géant qui portait le cube de glace où se trouvait Victoire’ le posa par terre et la prison de la conservatrice se liquéfia lui rendant sa liberté.

    Moi aussi je la sens ici et pourtant il n’y a rien. Comment est-ce possible ? dit le géant qui avait porté le cube pendant le trajet.

Les géants regardaient partout, certains commençaient à creuser le sol.

    Je pense savoir où elle se trouve, dit Victoire’.

Tous les géants se retournèrent vers elle, la fixant de leurs yeux de glace violette.

    Où est-elle ? demanda Magni.

    Elle est au-dessus de nous, regardez en l’air, dit Victoire’.

Les géants levèrent la tête et virent que quelque chose d’énorme flottait dans le ciel à plusieurs kilomètres du sol.

    Sorcellerie ! crièrent plusieurs d’entre eux.

    Qu’est-ce donc ? demanda Magni à Victoire’.

    C’est New New York, la ville flottante.

    Comment cette ville peut-elle être dans le ciel comme cela ? demanda le géant.

    Elle repose sur une énorme plaque d’aéropropulseurs. C’est la seule ville au monde comme cela, dit Victoire’.

    La tête de Bolthorn est là-bas juste au-dessus de nous, mais comment pouvons-nous y aller ? demanda Magni.

    Il faut s’y téléporter, répondit Victoire’.

    Nous pourrons la lancer jusque là-haut, fit remarquer l’un des géants.

    Oui et elle pourrait nous faire tomber la tête de Bolthorn de là-haut ensuite, continua un autre.

Magni se tourna vers elle et lui demanda,

    Tu crois que tu pourrais faire cela ?

Victoire’ le regarda fixement sans rien dire pendant quelques secondes.

    Vous ne m’écoutez pas ou quoi ? je vous ai dit qu’il suffisait de se téléporter pour y aller, c’est facile, ce n’est pas la peine de jeter qui que se soit en l’air !

    Je vais vous montrer dit Victoire’ en se dirigeant vers un des téléporteurs publics qui se trouvait à quelques centaines de mètres devant elle.

Il était loin mais était tellement grand qu’elle avait pu le voir d’où elle était. Le maire de la ville avait eu l’idée lorsque les téléporteurs était apparus d’en mettre plusieurs au sol pour que les gens puissent aller contempler la mégalopole volante du dessous. L’attraction avait sur le moment très bien fonctionné, mais les gens s’y étaient vite habitués et ne les utilisaient maintenant presque plus. Seules quelques personnes emmenaient encore une fois tous les deux ou trois ans leurs enfants voir leur ville du sol à titre éducatif.

Alors qu’il ne lui restait plus que quelques mètres pour arriver sur le téléporteur un géant lui bloqua le chemin.

    Je crois qu’elle ne recherche rien d’autre qu’à fuir, dit-il.

    Il me semblait que j’étais libre, dit Victoire’ en regardant Magni, je vous rappelle que c’est moi qui ai décidé de vous suivre parce que je voulais vous aider.

    Elle a raison, dit Magni, laisse-la nous montrer ce dont elle nous a parlé.

Le géant se retira du chemin de Victoire’ en la fixant, prêt à sauter sur elle au moindre geste suspect. Victoire’ se positionna sur le téléporteur et dit,

    Je vais aller chercher la tête, attendez-moi là je serai de retour dans environ une heure.

Tous les géants la virent alors disparaître.

    Elle… dit un géant.

    Elle est morte… reprit un autre.

    Je l’ai vu être détruite comme vous tous, mais lorsque j’étais en face de la tête de Bolthorn la dernière fois, il y avait un homme avec et il a disparu de la même manière. J’ai d’abord cru qu’il avait détruit la tête en se détruisant lui-même, mais je me suis rendu compte que je sentais encore la présence de la tête mais beaucoup plus loin.

    Ce serait une manière de déplacer des choses en faisant des sacrifices humains ? demanda un des géants.

    Je ne sais pas mais attendons-la une heure ici, elle aurait pu s’en aller beaucoup plus tôt. Je pense qu’elle était sincère lorsqu’elle a dit qu’elle voulait nous aider.

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 17:24

Etoile’ était sur Ariane, son cher Paul avait dû la laisser pour rejoindre son père qui voulait lui parler de quelque chose d’important. Seule dans l’appartement de son fiancé, elle repensait à ce que sa sœur lui avait dit la veille. Elle se demandait ce qu’il pouvait y avoir de si terrible dans l’espace que sa mère ne devait pas aller voir. Mais elle ne s’en faisait pas pour elle. Comme elle l’avait dit à sa sœur, sa mère n’était jamais sans défense, même lorsque tout le monde pouvait le croire. Elle se rappela lorsqu’elle était petite et qu’un fou furieux s’était fait exploser juste devant sa mère. Etoile’, protégée par le corps de Raphaëlle, n’avait pas été blessée, par contre sa mère était passée très proche de la mort et s’était jurée que cela n’arriverait pas deux fois. Elle avait pris toutes les dispositions nécessaires pour ne jamais plus être vulnérable ou sans défense face à une quelconque menace physique. Etoile’ était la seule à savoir ce dont sa mère était maintenant capable.

Ce que lui avait dit sa sœur, au sujet des différents monstres dont elle lui avait parlé, lui revint aussi à l’esprit. La pauvre petite Lune’ avait dû être très déçue en se rendant compte que les affaires de sa mère n’avaient rien d’amusant. Etoile’ pensa qu’elle irait la voir dans les prochains jours pour jouer un peu avec elle.

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : Les manuscrits volants
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 21:07

 

Alberto’ D’Alino était en train de finir de s’installer dans la suite du Grand Dubaï que lui avait fait préparer Léonard. Lorsqu’il était arrivé il avait trouvé sur son bureau une enveloppe venant de Paméla’. Il l’avait ouvert et avait lu qu’elle se réjouissait de l’entrée des Grands Océans dans le Renouveau et qu’elle espérait qu’ensemble ils pourraient avancer dans la sauvegarde de la planète et de ses océans. Alberto’ avait retourné la lettre et avec un briquet avait brûlé le verso lui permettant de lire le mot caché que Paméla’ lui destinait. Il y lut qu’elle était en train de monter dans la hiérarchie du Renouveau et qu’elle allait continuer de rester dans son rôle d’espionne comprenant que cela pourrait mettre Alberto’ dans une mauvaise posture si le Renouveau venait à suspecter qu’il les avait fait espionner avant de les rejoindre. Elle finissait en disant que lors des réunions, elle s’arrangerait pour se placer à côté de lui de manière à ce qu’elle puisse lui passer discrètement toutes les informations qu’elle avait et qu’il lui explique les objectifs et interrogations actuelles des Grands Océans, de manière à ce qu’elle puisse enquêter dessus en priorité.

Alberto’ était très fier de lui, Paméla’ s’avérait être très efficace et très loyale envers lui. Il avait eu peur pendant un moment qu’elle ne se rende pas compte qu’elle ne pourrait pas revenir avec lui s’il entrait dans le Renouveau, mais apparemment elle avait déjà pensé à tout et excellait dans son rôle d’espionne. Lorsqu’il eut fini de ranger toutes ses affaires, il alla s’asseoir à son nouveau bureau et regarda ses mails. Il vit qu’une réunion avec les personnes les plus importantes du Renouveau allait avoir lieu le lendemain. En lisant les détails de la dépêche il nota que tous les participants allaient devoir très rapidement passer un test cérébral avant de pénétrer dans la salle où allait se dérouler la réunion. Cela laissait présager de l’importance de celle-ci.

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 20:07

 

Pierre était allé voir par la fenêtre de sa chambre ce qu’il se passait après avoir entendu du bruit. Le vent soufflait très puissamment et sifflait en râpant les immeubles. Il alluma la chaîne d’informations spécialisées dans les faits météorologiques. Il n’avait pas envie de regarder les autres qui ne parlaient plus que du Renouveau en cherchant sans arrêt à le discréditer avec des histoires loufoques.

Des images de cyclones se projetèrent sur le mur de la chambre de Pierre, pendant qu’un journaliste expliquait que cela faisait maintenant plus de cinq heures que des cyclones ne cessaient d’apparaître autour des plus grandes villes d’Europe, de Chine, d’Inde et des Etats-Unis. Chose qui n’était jamais arrivée auparavant. Les images montraient comment les armées de ces différents pays combattaient contre les cyclones avec des canons à air propulsé qui brisait le mouvement d’air des cyclones et les faisaient disparaître. Le journaliste expliquait que normalement après avoir reçu un coup de canon à air propulsé les cyclones ne se reformaient jamais, mais qu’aujourd’hui ce n’était pas le cas et qu’aucun scientifique n’était capable de l’expliquer. Une technique ancestrale de plus de deux cent cinquante ans se révélait tout à fait inefficace contre une nouvelle sorte de cyclone.

L’écran se divisa en deux et montra une comparaison entre un cyclone normal et ceux qui étaient en train de sévir. A gauche se voyait une tornade classique, un canon à air propulsé se rapprocha, fit feu et elle disparut. A droite on voyait aussi un cyclone mais plus grand et dont les vents tournoyants avaient de très légères lueurs violettes, un canon à air propulsé se rapprocha, fit feu et elle disparut aussi, mais après seulement une quinzaine de secondes elle se forma à nouveau.

Le journaliste insistait sur le fait qu’il n’y avait pas de raison d’avoir peur, que les armées, bien que surprises par la manière de réagir des cyclones, contrôlaient la situation et ne les laisseraient jamais arriver jusqu’à un immeuble.

En voyant ces images, Pierre repensa à ce que Désiré lui avait dit, que « la planète ne se laisserait pas faire éternellement ». Alors est-ce que celle-ci comptait vraiment se débarrasser de l’humanité ? Est-ce que ces tornades, qui revenaient sans cesse et qui se créaient juste autour des plus grandes villes, étaient le début de la contre-attaque de la planète contre ceux qui l’avaient tellement abîmée ? Peut-être, se dit Pierre. Mais alors qu’il continuait de regarder les images il se demandait si ces cyclones n’étaient pas le début de quelque chose de bien plus terrible qui était en marche. Si ces tornades venaient à passer les défenses des armées, elles feraient beaucoup de dégât et de morts, mais les humains pourraient se téléporter ailleurs à l’abri. Si la planète voulait se débarrasser des humains il lui faudrait quelque chose de plus expéditif. Pierre en pensant à tout cela ne pu s’empêcher d’être très pessimiste. Il avait une sensation en lui qui lui disait que la planète n’était qu’au début de son offensive et qu’un jour pas si lointain il mourrait par ses armes.

 

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : Utopia
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