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Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 15:28

 

 

    Nous sommes presque arrivés, dit le pilote.

J’ai fini la reconnaissance des lieux, dit Akira en revenant de la partie la plus à l’arrière du transporteur où se trouvaient les ordinateurs d’analyse et de contrôle qu’il avait fait installer. Juste après la réunion, il avait fait envoyer des robots espions dans la direction de la zone 51 ,de manière à ce qu’ils arrivent au-dessus bien avant eux. L’ingénieur avait ensuite passé la plus grande partie du voyage à explorer la zone, de manière à pouvoir servir de guide au groupe lorsqu’ils poseraient pied à terre. Il avait également recherché la présence d’éventuelle vermos dans l’ancienne base secrète.

    Alors ? demanda Léonard.

    Il y en a ? questionna Alberto’ avec angoisse.

    Non, je n’ai pas vu le moindre vermos, dit l’ingénieur.

    Ouf, dit Paméla’ un peu rassurée.

    J’ai fait plusieurs fois le tour de toutes les installations et il n’y a pas grand-chose d’intéressant: un terrain de baseball, une piscine, quelques hangars avec de vieux prototypes d’engins à réaction, mais il y a aussi un hangar un peu différent des autres, fermé avec une chaîne et un cadenas, je n’ai pas pu entrer avec le robot, je pense que ce que nous cherchons pourrait se trouver là-dedans.

    Très bien, répondit Léonard, sinon comment va le pilote ?

Le pilote du transporteur solaire tourna la tête vers le leader du Renouveau,

    Je vais bien merci, pourquoi ?

    Excusez-moi, répondit Léonard, je parlais de Maurice Huang, son bain réparateur a été fixé à côté des installations de Monsieur Kanzaki.

    Il va bien, répondit Akira, il vient de finir ses dix heures de cure et est en train de se sécher et de s’habiller.

    Au moins le retard que nous avons pris en évitant les cyclones a servi à quelqu’un, dit le pilote.

    Oui, répondit Léonard, d’ailleurs en parlant de cyclone, ça fait bien deux heures que nous n’en avons plus vus, non ?

    Oui on dirait qu’il n’y en a pas encore dans cette zone, c’est une bonne nouvelle.

Léonard se leva et alla voir Maurice à l’arrière de la navette.

    Bonjour Monsieur Huang, dit Léonard, je suis content de vous revoir en meilleure forme.

    Bonjour, répondit le pilote, appelez-moi donc Maurice.

    Très bien Maurice, je tenais à vous remerciez pour la dernière fois, je n’avais pas encore eu le temps de le faire, vous nous avez sauvé et ce plusieurs fois d’affilé, en évitant le missile, en nous aspergeant d’eau avec les combinaisons, sans parler de votre sacrifice qui sauva la vie d’Akira Kanzaki.

    Ce n’est rien, répondit Maurice gêné.

    Vous nous avez prouvé que nous pouvions avoir une totale confiance en vous, continua Léonard, j’aimerais beaucoup que vous fassiez partie de mes assistants.

    Waouh, merci, dit le pilote visiblement très content, vous ne serez pas déçu, je vais me donner à fond !

    N’en faites-pas trop non plus, dit Léonard, je veux que vous restiez en vie !

Akira vint les rejoindre pour remercier Maurice de lui avoir sauvé la vie. Ensuite les deux hommes expliquèrent à ce dernier tout ce qui s’était passé depuis qu’ils étaient revenus de leur dernière excursion. Ils lui expliquèrent plus en détails aussi pourquoi ils allaient vers la zone 51.

Paméla’ vint les rejoindre, suivi d’Alberto’, d’Hitomi et de Thomas’,

    Nous y sommes, dit Paméla’.

    Le pilote est en train de nous faire descendre pour que nous atterrissions en plein milieu de la base. A vu d’œil il n’y a aucun danger, dit Thomas’, dès que nous serons au sol il décollera et surveillera ce qu’il se passe du dessus pour nous alerter s’il voyait venir des vermos.

    Très bien, dit Léonard, préparons-nous à descendre alors.

Alberto’ qui semblait assez tendu prit la parole,

    A vrai dire cela fait un moment que je me demande quelque chose, dit-il.

    Quoi donc ? demanda Hitomi.

    Au sujet des armes pour se défendre des vermos, il y en a cinq, c’est bien cela ?

    Oui, répondit Akira.

    Je me demandais comment nous allions faire sachant que nous sommes sept…

Alberto’ semblait très nerveux, on voyait qu’il ne voulait pas être un des deux à ne pas être armés.

    Je n’en prendrai pas, dit Hitomi, je ne sais pas très bien viser de toute façon.

    D’accord, dit Alberto’, quelqu’un d’autre se propose pour ne pas avoir d’arme ?

Tout le monde se regarda, personne n’avait envie de sortir sans avoir la possibilité de se défendre contre d’éventuels vermos.

    Je ne prendrai pas d’arme non plus, annonça Léonard pour détendre tout le monde.

Alberto’ sembla beaucoup plus rassuré en entendant cela. Akira donna à chacun son arme et lorsque le pilote leur annonça qu’ils pouvaient y aller, ils ouvrirent le sas du transporteur et descendirent ensemble en se mettant sur une passerelle qui les conduisit jusqu’au sol.

Pendant qu’Akira regardait autour de lui, reconnaissant ce qu’il avait déjà exploré avec ses robots pendant le voyage, Paméla’ prit Léonard à part et lui demanda,

    Mais pourquoi avez-vous dit que vous ne vouliez pas d’arme ? c’est dangereux !

    Il fallait bien que quelqu’un le fasse, répondit-il, je ne voulais pas que nous ayons de problème.

Paméla’ le regarda droit dans les yeux et lui tendit son arme.

    Prenez la mienne, dit-elle.

Léonard avança sa main vers elle et lui caressa la joue affectueusement.

    Vous êtes adorable, dit-il alors que Paméla’ devenait écarlate, mais je préfère que vous l’ayez, Thomas m’avait dit qu’il avait vu dans votre dossier que vous aviez pratiqué le tir, non ? Donc de toute façon je suis beaucoup plus rassuré de savoir que vous êtes prête à nous protéger.

Paméla’ bien que détestant l’idée que l’homme qu’elle aimait soit un des deux seuls à ne pas pouvoir se protéger, ne sut pas quoi répondre à ce que Léonard venait de lui dire. Elle resta en face de lui sans réagir avant de s’avancer et de l’embrasser.

Alberto’, qui les regardait à quelques mètres de là, se sentait jaloux et bien que son idée soit un franc succès, il avait une sensation de dégoût en lui.

    On y va, c’est par là, dit Akira après avoir bien retrouvé ses repères.

Le groupe de sept personnes alla en direction du hangar fermé avec des chaînes, dont avait parlé l’ingénieur. Pour se déplacer, le groupe avait pris une formation en cercle au centre duquel étaient Hitomi et Léonard, de manière à être mieux protégés. C’était Paméla’ qui avait proposé cela en expliquant qu’il était normal que les personnes armées assurent la sécurité de celles qui ne l’étaient pas.

    Ça sent vraiment mauvais, dit Alberto’.

    C’est normal, nous sommes entourés d’une énorme décharge après tout, lui rappela Thomas’.

Ils arrivèrent devant un entrepôt assez petit dont les portes étaient condamnées. Alberto’ regarda derrière lui pour voir si le transporteur était bien au-dessus de la zone pour les prévenir en cas de mouvement inattendu. Il le vit dans le ciel juste au-dessus de l’endroit où il les avait déposés. Alors qu’il regardait derrière lui, il vit une forme sombre qui passa rapidement derrière un hangar.

    Là ! cria-t-il

    Chut, lui dit Hitomi, ne faites pas autant de bruit, moins nous nous faisons remarquer des vermos des décharges alentour et mieux ce sera.

    Mais j’en ai vu un juste derrière ce hangar, dit-il.

    Quoi ? dit Thomas’.

Le groupe alla dans la direction qu’avait indiqué Alberto’ pour neutraliser le vermos avant qu’il puisse en appeler d’autres. Alors qu’ils se rapprochaient, ils entendirent un bruit métallique.

    C’est lui, dit Alberto’, j’ai entendu ce bruit de loin lorsque je l’ai vu passer la première fois.

Ce fut Maurice qui eut le courage de se rapprocher en premier. Il se retourna et dit aux autres qu’ils pouvaient venir voir sans crainte.

Le groupe put alors constater qu’il ne s’agissait que d’un tube métallique qui était poussé par le vent contre un des murs de l’entrepôt. Alberto’ se sentit ridicule lorsqu’il comprit que c’était ce tube qu’il avait vu et insista sur le fait qu’il valait mieux être trop prudent que pas assez.

Ils retournèrent devant la porte du hangar fermé. Akira leva son arme en direction de la chaîne et du cadenas et tira. Il prit ensuite une barre de métal sur le sol et frappa le cadenas gelé qui vola en éclat.

Lorsqu’ils ouvrirent les portes l’intérieur s’illumina.

    Il doit y avoir un groupe électrogène quelque part, dit Akira, c’est un vrai miracle qu’il marche encore.

Paméla’ referma les portes pour plus de sécurité. Ce qui eut pour effet d’éteindre les lumières. Elle s’excusa, gênée d’avoir fait une bêtise devant tout le monde et surtout devant Léonard. Elle les ouvrit à nouveau et la lumière revint.

    Il n’y a rien d’intéressant ici, dit Alberto’ après avoir fait un rapide tout d’horizon.

Akira qui avait vu un tableau avec plein d’interrupteurs entre les vieux ordinateurs du hangar, essaya d’en abaisser un. De nouvelles lumières éclairèrent davantage les installations. Paméla’ aidée de Léonard put alors refermer les portes de manière à ne pas attirer l’attention d’un éventuel vermos vadrouilleur.

Akira abaissa un nouvel interrupteur. Un bruit sous terrain se fit entendre mais rien de plus. L’ingénieur décida de baisser tous les leviers les uns après les autres. Dans la majorité des cas un bruit de chargement ou d’ouverture se faisait entendre, mais rien d’autre ne se produisait. Cependant lorsqu’il abaissa le dernier des leviers, le sol s’ouvrit au milieu de la salle surprenant tout le monde et laissant apparaître un escalier qui semblait descendre très profondément dans le sol.

    Allons-y, dit Léonard en avançant sur les premières marches.

Le groupe continua son chemin au travers des longs escaliers éclairés par de nombreuses petites lampes bleues sur les murs.

    Je n’arrive pas à croire que tout fonctionne encore, dit Akira, après autant de temps…

    Vous avez remarqué qu’il n’y a pas une seule des lampes bleues que nous ayons croisées qui ne soit cassées ? fit remarquer Hitomi.

    Oui, répondit Akira, après avoir passé cinq cents ans sans être utilisées… pour des lampes de l’époque ce n’est pas normal…

    La lumière de ces lampes est du même bleue que celle des téléporteurs, dit Paméla’.

Tout le monde put constater que Paméla’ avait raison, il y avait une étrange similitude entre ces lampes et la lumière qui venait des téléporteurs.

Après être descendus de plus de cinquante mètres dans le sol, ils virent se profiler devant eux une énorme porte de métal. Juste à côté d’elle une lumière verte brillait. Lorsque le groupe se rapprocha la porte s’ouvrit automatiquement laissant voir un intérieur métallique.

    C’est un ascenseur, dit Akira, Il doit faire partie des choses que j’ai activé avec les différents leviers qu’il y avait en haut.

Thomas’ s’était rapproché des touches qu’il y avait sur un panneau dans la gauche de la grande boîte métallique où ils étaient tous rentrés.

    Nous ne devrions peut-être pas tous descendre en même temps, dit Léonard, nous ne savons pas si cet ascenseur est encore en état de fonctionner.

    Je vais le tester, dit Thomas’, sortez tous je fais un aller-retour, si l’ascenseur tombe ce n’est pas la peine que nous mourrions tous.

Alberto’ se dirigeait vers la sortie lorsque Léonard répondit à Thomas’,

    Je t’accompagne.

Paméla’ fit de même, immédiatement suivie de tous les autres. Alberto’, qui aurait préféré laisser Thomas’ essayer seul l’ascenseur, se sentit obligé de suivre le groupe ne voulant pas être le seul à les attendre alors qu’ils faisaient un aller-retour.

    Allez, on y va, dit Akira en appuyant sur une touche de l’ascenseur.

Tout le monde sentit une sensation d’apesanteur alors que l’ascenseur descendait à une vitesse impressionnante. Les chiffres affichés par le cadran des étages défilaient à une vitesse ahurissante pour un ascenseur vieux de cinq cents ans.

    On sent que ça marche avec des câbles et pas avec des aéropropulseurs, dit Maurice

    Moins soixante-dix, lisait Alberto’ à voix haute, moins quatre-vingt-dix, moins cent, mais jusqu’où allons-nous descendre ? Vous avez appuyé sur quel étage ?

    Sur aucun étage en particulier, répondit Akira, il y avait juste une flèche qui allait vers le haut et une flèche qui allait vers le bas… rien de plus. J’ai appuyé sur celle qui allait vers le bas…

    Je me demande ce que nous allons trouver en bas, dit Hitomi.

Alors que le groupe continuait à se poser des questions, les étages continuaient à défiler. Ce n’est que lorsque le compteur afficha moins cinq cents que tout le monde se sentit de plus en plus lourd, subissant la réduction de vitesse de l’ascenseur. A l’étage moins cinq-cent- quatre-vingt ce dernier s’arrêta totalement et la porte s’ouvrit.

    Je me sens mal, dit Alberto’.

    Ça va passer dit Hitomi, c’est à cause de l’arrêt brutal que nous venons de subir.

Léonard et Thomas’ suivis de Paméla’ avaient commencé à s’aventurer en dehors de l’enceinte métallique. Ils étaient dans un couloir, toujours éclairé par les lumières bleues tout le long des murs, au bout duquel il y avait une porte à double battants noire avec une ligne jaune peinte au milieu. Tout le groupe se dirigea jusqu’aux portes avant de les ouvrir.

    Aucune source ne laissait présager l’existence d’un bunker sous la zone 51, dit Akira.

Ils avancèrent de quelques pas pour mieux voir tout ce qu’ils avaient devant eux. Ils étaient dans une salle immense éclairée par les mêmes lumières que celles des couloirs qu’ils avaient arpentés, sauf qu’elles étaient plus puissantes et installées sur le plafond plutôt que sur les murs.

    C’est bien ce que je pensais, dit Akira, en se précipitant vers une soucoupe volante blanche qui était dans le milieu de la salle.

    Mais c’est le même disque blanc que celui qui a tué le poisson géant qui courait derrière notre deuxième robot sur la planète qui vole notre eau ! s’exclama Léonard.

    Oui, répondit Akira alors que tout le monde regardait la soucoupe sous tous les angles, c’est la preuve que les créatures grises à la tête triangulaire aux gros yeux noirs sont bien venues sur Terre dans le passé et que la zone 51 où nous sommes a été un endroit d’échange avec eux ou de recherches sur ce que nous avions d’eux. Si nous pouvions découvrir comment l’ouvrir nous trouverions probablement plus d’information sur la position de la planète où a été téléportée notre eau.

Maurice Huang qui était allé regarder les autres objets qui étaient dans la gigantesque pièce où ils étaient trouva quelque chose qu’il lui était familier.

    Venez-voir ! dit-il.

Tout le monde se rapprocha, laissant de côté la soucoupe pendant un instant.

    Regardez, continua-t-il lorsque ses amis arrivèrent à son niveau.

    Oui et alors ? dit Alberto’, c’est le premier moteur à eau que vous voyez ?

    Vous ne trouvez pas ça bizarre, dit Maurice en regardant Akira et Léonard sans prêter attention à la remarque du leader des Grands Océans qu’il considérait être un imbécile sans intérêt.

    C’est impossible… dit Akira.

    Pourquoi ? demanda Alberto’, ce n’est pas un moteur à eau normal ?

    Si, répondit Léonard, là n’est pas le problème.

    Oui, continua Akira, ce qui n’est pas normal est que cette base a été condamnée en 2152 et que le moteur à eau est une invention créée en 2187 par la Bélaud Inc…. En tout cas c’est ce qu’on a voulu nous faire croire…

    Le complot des extraterrestres pour prendre l’eau de notre planète aurait commencé il y a si longtemps ? demanda Hitomi.

    Ce ne sont bien entendu que des hypothèses, commença Léonard, mais on dirait que les humains ont eu des contacts avec des extraterrestres ici même. Ces derniers ont dès le début été intéressés par la grande quantité d’eau qu’il y avait sur la planète, ils ont offert certaines de leurs technologies comme si c’étaient des cadeaux. L’une d’entre elle fut le moteur à eau. Je ne sais pas exactement pourquoi la zone 51 a été fermée, mais les humains ont vite vu que ce cadeau pourrait résoudre les problèmes énergétiques de leur société. Les extraterrestres ont ainsi fait d’une pierre deux coups… D’un côté ils devenaient nos amis et de l’autre ils nous habituaient à voir l’eau qui disparaissait. Ensuite alors que Charles Galaxy était dans l’espace, ces êtres lui ont donné une technologie qui devait normalement fonctionner avec beaucoup d’énergie qui serait fourni par un litre d’eau par utilisation, les téléporteurs. Ça a été la dernière phase de leur plan. Les humains étaient habitués aux moteurs à eau qui désintégraient des molécules d’eau pour fournir de l’énergie et n’ont pas été surpris de voir les océans disparaître en vingt ans…

    Ça tient debout, commenta Thomas’.

    C’est peut-être un peu tiré par les cheveux, dit Alberto’ en faisant un pas en arrière pour aller visiter davantage la pièce.

Mais quelque chose qui se trouvait au sol bloqua son pied et il manqua de justesse de tomber à la renverse.

    Aaaaaahh, cria-t-il d’une voix aigüe après avoir vu ce qui avait bloqué son pied.

Tout le monde se rapprocha et ils virent que derrière une plaque en bois qui soutenait la table où était le moteur à eau, il y avait un squelette humain. C’était son bras tendu qui avait fait trébucher Alberto’.

    On dirait que quelque chose a fait exploser sa cage thoracique alors qu’il cherchait à se cacher derrière cette plaque de bois, dit Hitomi en regardant les ossements.

    Il y en a un autre ici, dit Paméla’ d’une voix angoissée alors qu’elle était allée voir un peu plus loin.

Les six autres membres du groupe se rapprochèrent et regardèrent ce que Paméla’ leur avait indiqué. Il y avait trois longues capsules en verre de la hauteur d’un être humain, les trois étaient ouvertes. La première était vide et en bonne état, une lumière bleue était allumée en-dessous, celle du milieu avait la porte de sa capsule cassée, quelque chose ou quelqu’un en avait brisé le verre. Il n’y avait aucune lumière en dessous. Enfin la dernière des capsules, elle, contenait le squelette qu’avait découvert Paméla’, la capsule était en bon état, mais elle n’avait pas de lumière bleue non plus en dessous.

    Ce n’est pas un squelette humain, dit Hitomi, même si ça y ressemble beaucoup… Une tête triangulaire comme cela… ça me rappelle les créatures aux grands yeux de la vidéo filmé par le robot…

    L’armée aurait capturé de ces êtres pour les étudier, conclut Léonard.

    La fermeture de la zone 51 est probablement liée à cela… continua Akira, on dirait qu’il y a eu un incident, celui de la cabine du milieu aurait réussi à s’échapper après avoir brisé sa prison de verre.

    Et celui de la première capsule avec une lumière bleue ? demanda Maurice.

    Peut-être qu’il n’y en a jamais eu dedans, supposa Akira, la lumière pourrait vouloir dire qu’elle est prête à être utilisée…

Le groupe se sépara et chacun alla rechercher des indices sur ce qu’il avait pu se passer cinq cents ans plus tôt. Ce fut Thomas’ qui rappela tout le monde pour les faire venir dans le coin le plus éloigné de la porte d’entrée de la salle.

    Ici on peut deviner ce qu’il s’est passé en regardant bien.

Sur le sol il y avait neuf squelettes, huit étaient des squelettes d’humains à la cage thoracique détruite. Les sept premiers étaient, à intervalle régulier, de plus en plus proche du dernier squelette humain qui recouvrait le neuvième qui était celui d’un alien. Ce dernier avait un long couteau de combat de l’armée entre les côtes.

    Oui, reprit Léonard, je crois que les extraterrestres peuvent faire exploser des choses en dirigeant leur main dans la direction de leur cible. Vous vous rappelez les images avec le robot ? A la fin l'un d’entre eux lève la main vers le droïde et l’image disparaît. On dirait donc qu’ici un des aliens qu’ils étudiaient s’est échappé. Je ne sais pas pourquoi ils ne lui ont pas tiré dessus avec des armes à feu, mais on dirait qu’ils se sont tous dirigés comme pour l’attraper et que l’alien les a tués les uns après les autres alors qu’il se rapprochait de lui… Mais ils étaient plus nombreux que sa cadence de tir n’était rapide et le dernier des soldats a eu le temps de lui planter son couteau dans le torse…

    C’est encore très tiré par les cheveux, commenta Alberto’.

    Moi je trouve que ça tient debout, dit Paméla’.

Le leader des Grands Océans n’apprécia pas la remarque de son espionne infiltrée qui aurait du être de son avis.

    Je pense que nous devrions retourner au transporteur avec ce que nous pouvons emmener maintenant. Lorsque nous reviendrons à Dubaï nous repartirons avec de plus grands véhicules de transport pour prendre la soucoupe et tout le reste, dit Akira.

    Je suis d’accord, dit Thomas’, nous serons plus tranquilles pour étudier tout cela quand nous serons dans nos propres locaux.

    Très bien je vais prévenir le pilote, dit Léonard, en se dirigeant vers l’ascenseur.

    Vous n’êtes même pas armés, dit Paméla’ et s’il y a des vermos ? je vous accomp… dit-elle en suivant Léonard.

Elle ne termina pas sa phrase car elle perdit l’équilibre. Son pied s’enfonça dans un trou rempli d’eau qui était caché par l’ombre de la soucoupe.

    Vous allez bien, lui demanda Léonard en la tirant en arrière.

    Oui, je me suis juste mouillée ça va, dit-elle gêné d’attirer à nouveau toute l’attention sur elle pour ne pas avoir regardé où elle marchait.

Akira regarda le trou où était tombée Paméla’, l’eau arrivait juste au même niveau que le sol et avait presque la même couleur. Il n’était pas facile à discerner si on ne faisait pas attention. Il leva la tête pour voir s’il y avait des gouttes d’eau qui tombaient du plafond, mais il n’y avait rien.

    Il est bizarre ce trou, dit Akira, d’où vient toute cette eau ? Ça a l’air profond en plus.

Paméla’ était encore sur le sol, un peu abasourdie. Elle tourna la tête sur la gauche et elle put voir sous la soucoupe. Elle n’avait pas remarqué lorsqu’elle était debout, mais celle-ci flottait à environ quarante centimètres du sol de la base. Son cœur faillit s’arrêter lorsqu’elle vit une créature à la tête triangulaire cachée dans l’ombre en dessous du disque blanc. Cette dernière, lorsqu’elle constata que Paméla’ l’avait découverte, étira son bras dans sa direction. Paméla’ qui se souvenait très bien de ce qu’il se passait dans la vidéo que Léonard et Akira leur avait passée à la réunion la veille de leur départ, agrippa son arme et tira sur la créature. Au même instant Léonard vit une grande explosion. Plusieurs des personnes qui se trouvaient autour de Paméla’ furent blessées légèrement par les éclats de béton qui avaient été propulsés. Thomas’, Akira et Maurice se mirent rapidement au sol avec leurs armes pour voir sur quoi Paméla’ avait tiré juste avant la détonation. Ils virent alors l’extraterrestre dont la tête avait été gelée par Paméla’. Pendant ce temps Alberto’ avait pris du recul terrifié et Hitomi ainsi que Léonard étaient allés voir l’état de Paméla’. Elle n’avait pas reçu la déflagration de plein fouet, cette dernière avait eu lieu juste devant elle. La créature avait été gelée juste alors qu’elle tirait et elle avait grâce à cela raté sa cible. Néanmoins Paméla’ avait reçu de nombreux débris d’explosion, surtout dans son bras gauche qui était dans un très mauvais état.

    Prenez une civière, j’en ai vu une là-bas contre un mur, dit Hitomi, il faut que nous la mettions immédiatement dans le bain réparateur du transporteur.

Thomas’ et Maurice firent ce que venait de demander la biologiste. Akira était resté sur le sol gardant l’alien en ligne de mire. Il savait que normalement la créature était morte après avoir eu sa tête gelée, mais il avait un mauvais pressentiment.

Ses amis l’entendirent tirer.

    Que se passe-t-il ? demanda Alberto’ qui était visiblement très nerveux.

    Il m’a semblé la voir bouger, dit Akira.

Hitomi installa Paméla’ sur la civière avec l’aide de Léonard. Maurice et Thomas’ la soulevèrent ensuite et allèrent en direction de l’ascenseur.

    Je vais avec eux chercher le transporteur et installer Paméla, dit Léonard.

    Je vais vous aider, j’ai une petite formation médicale, dit Hitomi, je sais comment programmer les bains réparateurs.

Akira qui était encore au sol, se demandant si l’extraterrestre allait encore bouger, avait compris qu’il était probablement celui qui avait libéré cette créature en abaissant tous les leviers au hasard. L’un d’entre eux devait contrôler l’ouverture de la capsule dans laquelle l’alien était enfermé depuis cinq cents ans... La lumière verte voulait dire, comme pour la porte de l’ascenseur en haut, que la capsule était déverrouillée…

    Allez-y, dit l’ingénieur, pendant ce temps-là on garde un œil sur ce truc et on va voir ce que l’on peut emmener.

Alberto’ regarda les autres s’en aller le laissant seul avec Akira et une espèce de monstre venant d’une autre planète.

    Non, non, non, dit-il en forçant Akira à se relever, venez Monsieur Kanzaki, personne ne va rester ici, c’est bien trop dangereux, nous allons rester tous ensemble, comme lorsque nous avons tous décidé de rester pour tester l’ascenseur.

 

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : Les manuscrits volants
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Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 16:56

 

 

Pierre suivait avec beaucoup d’intérêt l’évolution du combat contre les cyclones. Il avait regardé pendant quelques minutes les informations qui traitaient d’une bataille sous New New York, mais cela ne l’intéressait pas beaucoup, les journalistes expliquant que les géants de glaces étaient des monstres créés par manipulation génétique dans des laboratoires du Renouveau. Il ne savait même pas si cette bataille n’avait pas été faite par images de synthèse, rien que pour attaquer une nouvelle fois le mouvement qui avait pris la place de la Ligue dans l’esprit de beaucoup de personnes.

Le journaliste du canal d’information météorologique expliquait que les cyclones étaient toujours contenus par les armées de tous les pays concernés par le phénomène, mais qu’un fait nouveau venait d’apparaître, c’est que les cyclones qui ne se formaient initialement qu’autour des plus grandes agglomérations commençaient maintenant à se créer aléatoirement partout sur la planète. Des images furent montrées d’un cyclone gigantesque ravageant un petit village de moins d’un million d’habitant, on y voyait comment les petits immeubles d’une vingtaine d’étages étaient arrachés par cette immense tornade aux lueurs violettes.

Un expert des phénomènes météorologiques attesta que ce cyclone était le plus gros jamais répertorié jusqu’à maintenant.

Ensuite des chiffres furent donnés, cela faisait maintenant dix-neuf heures que les cyclones se créaient aléatoirement sur tout le globe. Plus de trente mille villages avaient été touchés par les tornades, les dégâts matériels se chiffraient en centaine de milliards d’Avarons, la monnaie mondiale (il s’agit du nom français de celle-ci, chaque pays l’appelant d’une manière différente bien qu’il s’agisse de la même). Il n’y avait par contre eu que très peu de morts, car les habitants écoutant les informations, recevant des appels par puce pour les prévenir ou voyant ce qu’il se passait par leur fenêtre, s’étaient tous téléportés en lieu sûr et allaient, pour les plus chanceux, vivre chez des proches en attendant de trouver un nouveau logement pendant que les autres passeraient probablement plusieurs nuits dans des centres d’accueils d’indigents. Centres dont ils feraient tout pour sortir le plus rapidement possible sachant que, si un an après y être entrés pour la première fois ils n’avaient pas une source de revenu fixe et un logement propre, le comité de contrôle de la pauvreté mondiale allait les faire disparaître avec une injection mortelle pendant leur sommeil.

Le journaliste continua en disant que les cyclones n’étaient pas les seuls problèmes, en effet, les séismes qui avaient commencé en Thaïlande et qui touchaient maintenant toutes l’Eurasie étaient de plus en plus fréquents et semblaient s’étendre. Le commentateur expliqua que ces tremblements de Terre étaient totalement imprévisibles et que la théorie des plaques tectoniques ne les expliquait pas.

Les images de catastrophe toutes plus impressionnantes les unes que les autres ne cessaient d’être montrées. Pierre écoutait tout cela en voyant que, comme il l’avait craint, l’offensive de la planète se faisait de plus en plus importante…

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : Les manuscrits volants
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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 01:13

 

Lune’ était seule dans son aérovoiture. Maria-Fernanda’, Wilhelm’ et Arthur’ étaient repartis par le téléporteur. Elle s’était allongée sur la banquette la plus longue de son véhicule et s’était endormie. Elle avait mal vécu le combat de son armée contre les géants et se demandait si sa sœur avait raison en disant qu’il fallait toujours leur taper dessus pour régler des choses avec eux, car justement elle leur avait tapé dessus comme elle lui avait dit de faire, mais ça s’était très mal passé… Alors qu’elle commençait à s’endormir, elle comprenait pourquoi elle ne voyait presque jamais sa mère. Cette dernière assumait depuis des années les responsabilités que Lune’ venait simplement de prendre. Et comme elle n’utilisait pas les téléporteurs elle était tout le temps en déplacement et dormait probablement sur la banquette de son aérovoiture comme Lune’ était en train de le faire.

Un petit bruit se fit entendre, c’était sa puce téléphonique. Le bruit réveilla Lune’ qui répondit d’une voix endormie,

    Allo ?

    Madame Galaxy ? Demanda une voix de femme.

    Mademoiselle, la reprit Lune’.

    Bien, Mademoiselle Galaxy, je vous appelle parce que je pense que vous devriez venir voir quelque chose, quelque chose de grave.

    Quoi donc ? demanda Lune’.

    C’est au sujet de Frédéric Cino et de l’autorisation qu’il a de prendre des prisonniers pour des missions spéciales.

Lune’ se souvenait très bien de lui et du fait qu’il n’aimait pas qu’elle soit la nouvelle chef.

    Je ne l’aime pas, dit-elle.

    Et bien moi non plus pour être tout à fait franche, répondit la voix de femme, je n’aime surtout pas ce qu’il fait, mais je pense que le mieux serait que vous veniez voir par vous-même au centre d’envoi des prisonniers dans les cellules de détention.

    Je suis très occupée, dit Lune’, vous ne voulez pas me dire par puce ce qu’il se passe, je préférerais ne pas avoir à venir…

Lune’, qui avait encore beaucoup de chose à faire avant de pouvoir rentrer chez elle n’avait effectivement qu’une seule envie et c’était de retrouver sa chambre, elle était très fatiguée et n’arrivait pas à bien dormir dans l’aérovoiture.

    Et bien je peux tout vous expliquez, mais si vous voulez des preuves vous pouvez venir ici et je vous les donnerai.

    D’accord, répondit Lune’ dont les yeux se fermaient.

    Alors voilà, reprit la femme, depuis qu’il a reçu l’autorisation de prendre qui il voulait dans les prisons pour faire des missions spéciales, Monsieur Cino prend tous les jours des femmes que ses hommes ramènent tous les lendemains mortes pour que nous les remettions dans leurs cellules. A chaque fois elles ont été tuées par activation de leur système d’autodestruction. Après plusieurs cas j’ai fait des tests sur les femmes qu’il ramenait et j’ai trouvé qu’elles avaient toutes eu des relations sexuelles avant leur mort… Vous comprenez donc qu’elle fut ma conclusion…

    Non, répondit Lune’, quelle a été votre conclusion ?

    Je pense que la seule mission qu’ont ces femmes est d’assouvir ses désirs le temps d’une nuit après quoi il les tue… En plus, je voulais aussi signaler qu’il ne se contente plus uniquement des personnes condamnées à vie ou pour une très grande durée, il a déjà prix de jeunes étudiantes anti-dimensionnistes qui n’avaient été condamnées qu’à six mois de prison ferme…

    Ah… Et alors, qu’est-ce que vous voulez ? demanda Lune’ qui tombait de fatigue.

    Et bien il y a deux solutions, répondit la femme. La première c’est de retirer son autorisation à Frédéric Cino, et la deuxième serait… enfin… Je suis la chef ingénieur qui s’occupe de la mise en place des systèmes d’autodestruction sur les personnes qui sont prises pour des missions spéciales, la deuxième solution serait donc que vous me donniez l’ordre de ne pas poser ce système tout en disant à Frédéric Cino que je l’ai fait… Je pourrais aussi donner à la prochaine femme qu’il choisirait de violer une arme blanche si vous me demandiez de le faire…

    Je ne sais pas, répondit Lune’, quelle est la meilleur des deux solutions ?

    Tout dépend de… si vous voulez seulement l’empêcher de continuer, ou le faire payer pour ce qu’il a fait…

    Ça vous ennuie si je vous laisse décider ? demanda Lune’ qui ne comprenait pas tout ce que lui disait son interlocutrice.

    Pas du tout, j’ai juste besoin d’un néomail qui dise que vous me laissez choisir de poser ou non ces systèmes d’autodestruction sur les femmes que choisit Frédéric Cino. Parce que si la femme qu’il va choisir arrive à le tuer, il va y avoir une enquête interne sur moi pour savoir pourquoi son système d’autodestruction n’a pas fonctionné…

    D’accord, je vous envoie un néomail tout de suite…

Lune’ prit son écran portable et écrivit le message dont la chef ingénieur avait besoin, elle l’envoya puis posa l’écran à côté d’elle alors qu’elle se rallongeait pour essayer de dormir un peu plus avant d’arriver au-dessus du téléporteur draineur d’eau où elle avait donné rendez vous à ceux qui l’avaient accompagnée voir les géants.

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : Les manuscrits volants
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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 06:41

 

Léonard accompagné d’Akira avaient décidé de rendre visite à leur précédent pilote, Maurice Huang, après avoir fini les tests cérébraux de celui qui allait les emmener jusqu’à la zone 51. Lorsque qu’ils arrivèrent devant le bain réparateur de ce dernier ils purent constater que l’homme n’était plus là.

    Il y a eu un problème avec ce patient ? demanda Léonard. Il a eu une rechute ou quelque chose comme cela ?

L’infirmière vers laquelle il s’était dirigé se rapprocha et regarda dans le bain.

    Non, je ne comprends pas, il devrait être là. Il allait beaucoup mieux il ne lui restait plus qu’une dizaine d’heure de traitement.

    Vous n’avez aucune idée d’où il pourrait être ?

    Non, je ne sais vraiment pas. Mais il faut absolument qu’il retourne dans son bain encore plusieurs heures, sinon il pourrait garder des séquelles irréversibles.

Léonard et Akira se regardèrent se demandant si l’espion qui était parmi eux n’avait pas encore frappé. Akira regarda par terre pour voir s’il y avait des traces de liquide de cure, mais il n’y avait rien. Pendant ce temps Léonard appela Thomas’ et lui demanda d’aller voir le système de sécurité au plus vite, pour savoir ce qu’il s’était passé et que personne n’ait le temps d’effacer les informations.

En attendant que Thomas’ ne les rappelle, le leader du Renouveau et le leader des ingénieurs cherchèrent des indices pour savoir dans quelle direction le pilote avait été emmené. Ils demandèrent à tous les membres du personnel qu’ils rencontrèrent s’ils n’avaient pas vu quelque chose, mais les réponses étaient toujours négatives. Personne n’avaient rien vu d’anormal, simplement d’autres membres du service de soin et des patients en robe de chambre. Alors que Léonard et Akira continuaient leur enquête, Thomas’ les rappela,

    Dis-moi que les images n’ont pas été effacées, lui dit Léonard.

    Ne t’en fait pas elles ne l’ont pas été, je viens de voir ce qu’il s’est passé, dirige-toi vers la sortie pendant que je t’explique : Maurice Huang était dans son bain de soin lorsque deux médecins sont restés près de lui pour discuter. Lorsqu’ils sont partis, il a sorti sa tête de l’eau à plusieurs reprises probablement en attendant le moment où il n’y aurait personne. Ensuite il s’est relevé et est sorti du bain. Il a pris une serviette qu’il a mise sur le sol, s’est séché avec une autre et s’est vêti d’une robe de chambre après avoir remis les serviettes à leur place. Je l’ai suivi et ça fait quelques minutes qu’il reste sans rien faire devant l’entrée principale du Renouveau. Il n’a pas l’air très bien, il titubait en marchant sur la fin.

Léonard et Akira couraient dans la direction de la sortie, pour demander au pilote ce qu’il s’était passé, mais aussi pour le remettre dans son bain au plus vite.

    Peut-être qu’il a entendu quelque chose sur l’espion, dit Léonard.

Lorsqu’ils arrivèrent en face des locaux du Renouveau. Ils virent la navette qui allait les emmener dans le Nevada. Paméla’ était déjà à côté, juste devant une des portes. Ils continuèrent à chercher des yeux et c’est Akira qui remarqua le premier un homme en robe de chambre allongé sur le sol,

    Là-bas, dit-il en courant dans la direction de l’homme à terre.

Il regarda son visage et vit qu’il s’agissait du pilote.

    Que s’est-il passé ? demanda Léonard à Maurice.

    Vous allez dans la zone 51 ? répondit ce dernier.

    Oui.

    J’ai entendu des médecins en parler… laissez-moi venir avec vous… je piloterai…

Après avoir prononcé cette dernière phrase Maurice s’évanouit. Les équipes de soin appelées par Léonard arrivèrent rapidement et replacèrent le pilote dans son bain de soin pour terminer son traitement.

    Il lui reste dix heures de bain, c’est bien cela, demanda Léonard à un médecin.

    Oui Monsieur Rei.

    Il y aurait un moyen de le faire rester un peu moins longtemps dans ce bain pour qu’il nous accompagne, quitte à ce qu’il y retourne ensuite.

    Ça dépend, vous partez quand ? demanda le médecin.

    Immédiatement, répondit Léonard, mais je pensais que nous pourrions peut-être emmener le bain dans le transporteur que nous allons prendre et que pendant les quelques heures que nous avons de voyage le traitement pourrait se poursuivre, vous pensez que ce serait possible ?

    Oui, je peux monter le bain sur une base d’aéropropulseurs pour l’emmener jusqu’à votre navette dans laquelle on le fixera. Monsieur Huang a besoin d’encore facilement six heures pour récupérer totalement, et de quatre heures de plus pour pouvoir effacer ses cicatrices de brûlure.

    Notre destination est assez éloignée, il pourra rester sans problème les six premières heures. Si nous ne le laissons dans le bain que neuf heures par exemple, la dernière heure de soin pourra se faire quelques jours après ? Ou tout doit se faire en même temps ?

    Non, il n’a aucun problème. La thérapie peut se terminer plus tard pour ce qui est des cicatrices. Par contre souvenez-vous qu’il a besoin des six premières heures pour pouvoir bien se remettre, il ne faut plus le sortir avant ce laps de temps.

    Très bien, répondit Léonard. Comptez sur moi.

    Je prépare tout maintenant et je vais aller l’installer moi-même dans votre transporteur pour plus de sécurité, conclut le médecin.

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : Les manuscrits volants
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 17:15

 

Il était presque l’heure de partir. Paméla’, seule dans sa chambre repensait à ce qu’il s’était passé. Elle ne s’y attendait pas du tout, mais cela lui avait vraiment fait plaisir, sur le moment elle avait dû se contenir pour ne pas sauter au coup du leader du Renouveau.

Elle se rappela que sa seule réponse avait été un stupide balbutiement. Elle s’en voulait un peu de ne pas avoir réagi autrement.

Paméla’ regarda l’heure. Dans quinze minutes elle allait quitter son hôtel. En y repensant elle avait dit un peu vite qu’elle voulait venir et se demandait si elle était à la hauteur. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle ferait si elle devait rencontrer un vermos. L’idée lui faisait très peur et elle espérait que Léonard ait raison et que les vers génétiquement modifiés ne soient pas installés dans la base mais simplement dans les décharges alentour. Paméla’ regarda une nouvelle fois l’heure, elle partait dans treize minutes… Le temps n’avançait pas. D’un côté elle mourait d’envie de revoir Léonard et de l’accompagner dans cette mission, de l’autre elle était morte de peur. Elle regarda l’heure encore une fois… toujours treize minutes à attendre…

Paméla’ prit ses affaires et s’en alla, elle avait décidé d’arriver à l’avance au lieu d’attendre seule dans sa chambre. Avec un peu de chance Léonard était déjà sur place. Non, il était probablement déjà sur place.

 

Par Charles - Publié dans : Livre: Terre Bleue - Communauté : Les manuscrits volants
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